Connecte-toi avec nous

Développement

   |

CPIA 2016-Performance des politiques et des institutions : Le Burkina Faso maintient la note de 3.6 sur 6

Le Groupe de la Banque Mondiale a ouvert le lundi 24 juillet 2017 à Ouagadougou le Forum régional sur « l’Evaluation des politiques et institutions en Afrique »  en anglais CPIA marquant au même moment le lancement du Rapport 2016 du CPIA.
 
 
« Le CPIA est un exercice annuel qui permet de mesurer les progrès accomplis par l’ensemble des pays éligibles aux ressources de l’Association de Développement (IDA) dans le renforcement de la qualité de leurs politiques et de leurs institutions. » Il réunit à Ouagadougou, environ une trentaine de représentants du gouvernement, de médias ainsi que de la société civile. Le Burkina Faso accueille ainsi donc l’édition 2017, de cette importante rencontre régionale dont la notation est déterminante pour l’allocation de prêts sans intérêts et de dons aux économies éligibles à une aide IDA.
Avant l’entame de la rencontre, le Représentant Résident de la Banque Mondiale au Burkina Faso, Cheick Kanté a souligné que le lancement du rapport 2016 du CPIA pour toute la région Afrique au Burkina Faso est l’expression du bon partenariat et de l’hospitalité légendaires des burkinabè. A propos du dit rapport, M. Kanté explique que le contexte des économies africaines des trois dernières années marqué par une conjoncture morose notamment une stagnation voire une baisse des cours des principaux produits d’exportation, a eu des conséquences sur la croissance économique et le niveau de réduction de la pauvreté a-t-il fait remarqué. C’est pourquoi selon lui, il est impératif que les pays africains se positionnent à travers des réformes politiques, économiques et sociales promouvant une croissance durable, une inclusion sociale garantissant des emplois productifs pour les jeunes et les femmes et une transparence dans la gestion des derniers publics, pour pouvoir bénéficier de cette reprise a-t-il souhaité.
A ce sujet, l’Economiste en Chef de la Banque Mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack, après avoir présenté les avantages de cette déterminante évaluation pour les économies africaines, a confié qu’elle se repose sur quatre principaux critères portant sur la « gestion économique (politique monétaire, fiscale…), les politiques structurelles, l’environnement social et la gestion du secteur public et des institutions. Selon lui, les pays qui en profitent sont ceux qui ont internalisés le processus et l’ont endogénéisé à l’exemple du Rwanda.
Pour ce qui est du Burkina Faso, le pays a est maintenue sa note CPIA 2016 à 3.6 sur 6. L’Economiste en chef a félicité la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) avec la mise en place du cadre règlementaire du Partenariat Public Privé (PPP). Même si selon lui, ce cadre devrait être accompagné d’un processus de renforcement des capacités pour le choix des projets porteurs. Mais également une place de choix devrait être accordée au secteur privé.
Le Burkina Faso pour sa part projette en 2017, la note CPIA de 4 sur 6. En effet, de l’avis du Premier Ministre Burkinabè, Paul Kaba Thiéba, représenté par le ministre de l’Economie des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, à travers le programme du Chef de l’Etat burkinabè, le pays envisage entreprendre des réformes ambitieuses et audacieuses dans tous les domaines économiques, sociaux et y compris les domaines couverts par les seize (16) critères du CPIA en se dotant du PNDES , instrument d’opérationnalisation du programme présidentiel qui cible la réforme institutionnelle et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain et la dynamisation des secteurs porteurs de croissance.
« Les récents résultats de la CPIA montrent que la qualité des politiques et des institutions dans les pays IDA qui ne sont pas en situation de fragilité en Afrique subsaharienne, est comparable à celle de pays de même niveau de développement dans d’autres régions. Ce n’est malheureusement pas le cas pour les pays fragiles, généralement à la traîne par rapport à leurs homologues d’autres régions. Ces deux catégories de pays IDA d’Afrique subsaharienne mises ensemble obtiennent une note CPIA globale inférieure à la note moyenne des autres pays IDA. »

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

 

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles