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Covid-19 : la Banque africaine de développement se joint à l’OMC et à d’autres banques multilatérales pour soutenir le financement du commerce

Le Président de la BAD , Dr Akinwumi Adesina

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les banques multilatérales de développement ont intensifié leurs programmes de financement. Dans un communniqué à la date du 6 juillet 2020, le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé qu’il se  joint à l’Organisation mondiale du commerce et d’autres banques multilatérales de développement pour réduire les déficits de financement du commerce entraînés par la pandémie de Covid-19.

Dans un communiqué de presse commun publié le 1er juillet, ces institutions déclarent qu’elles apporteront, en priorité, leur aide aux régions du monde, où cela est le plus nécessaire, notamment les pays les plus pauvres.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les banques multilatérales de développement ont intensifié leurs programmes de financement du commerce pour soutenir les importations de produits de première nécessité et l’exportation de produits clés car les correspondants bancaires internationaux ont réduit leurs prêts dans de nombreux pays. Outre la situation actuelle qui affecte l’offre et la demande, les échanges commerciaux internationaux ont été touchés par une réduction de l’offre en matière de financement. La perception des risques liés au non-paiement dans ce secteur est à son plus haut niveau depuis une décennie, et les banques sont de plus en plus réticentes à assumer ces risques dans de nombreux pays, où les conditions économiques se détériorent.

Les pays pauvres seront  prioritaires

La facilitation des échanges de fournitures médicales constitue une part importante des programmes d’aide mis en place par les institutions bancaires multilatérales, dont la Banque africaine de développement.

Avec la mise en place, en avril dernier, de la Facilité de réponse rapide contre le Covid-19 (CRF) dotée de 10 milliards de dollars, la Banque consacre jusqu’à 1 milliard de dollars de liquidités au financement du commerce et apporte une aide aux banques locales pour atténuer les risques dans ses 54 pays africains membres éligibles.

Dans les prochaines semaines, une aide plus importante sera certainement nécessaire. Le fort ralentissement de l’économie réelle commence à avoir un impact sur le système financier en raison de défauts de paiement et de faillites d’entreprises. De nombreux pays en développement, qui connaissaient déjà d’importants déficits de financement du commerce avant l’apparition de la crise du Covid-19, sont de plus en plus confrontés à une restriction de l’accès au crédit commercial.

À court terme, un nouveau recul de l’offre de financement du commerce rendrait plus difficiles les importations de produits alimentaires et médicaux dans des économies, où les besoins sont les plus urgents. À moyen terme, cette situation restreindrait la capacité des échanges commerciaux à contribuer à la reprise économique.

Un financement insuffisant du commerce menace de compromettre des transactions commerciales en affectant de manière disproportionnée les micro-entrepreneurs et les PME, qui représentent l’essentiel de l’emploi en Afrique.

« Nous partageons les préoccupations exprimées sur les marchés, et nous œuvrerons dans le cadre de nos attributions respectives pour rendre disponible le financement du commerce pendant cette période difficile, tout comme nous l’avons fait pendant la crise financière mondiale de 2008-2010 », indiquent les cosignataires du communiqué.

Hervé Kakou (Collaborateur)

Ecodafrik

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