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Coup d’Etat au Burkina Faso : « La croissance économique va prendre un coup »

La démocratie burkinabè est encore une fois de plus secouée depuis maintenant six jours par une crise nationale très profonde qui a emporté le gouvernement de la transition. Cette dernière crise, si elle est très ambiguë affecte douloureusement l’économie nationale. Le visage de l’économie est sans commentaire : Institutions bancaires fermées, commerce et flux des importations et exportations ralenties. Pour mieux appréhender les enjeux d’un tel « bouleversement » nous avons contacté M. Mohamed Sawadogo, Secrétaire Général du Syndicat National des Agents des Finances.

Ecodufaso.com : M. Sawadogo le Burkina Faso traverse une fois de plus une crise assez profonde qui a bloqué à ce jour l’économie nationale. Quelle est votre appréciation avec l’œil du financier que vous êtes?
M. Mohamed Sawadogo : C’est une vraie désolation. Cette crise a mis au ralenti sinon bloqué l’économie nationale. Aucune Banque ne fonctionne les commerces sont fermés a- t-on pu constater. L’heure est vraiment grave si une solution n’est pas trouvée d’ici là. Il ne faut pas oublier ceux qui sont au niveau des frontières et qui ne peuvent pas rentrer. C’est sûr qu’ils vont s’affoler. Cela démontre que dans les prochains jours seront très difficiles pour les populations. Au niveau des recettes déjà, qui va aller recouvrir ? Puisque les boutiques sont fermées. Au niveau des dépenses aussi tout est bloqué en ce qui concerne le paiement des activités des marchés publics et des opérateurs économiques. Forcement l’un dans l’autre cela va contribuer à avoir un grand impact négatif sur l’économie. L’on avait même fait des prévisions intéressantes sur la croissance économique au Burkina Faso. On voit maintenant clairement que les choses vont dégringoler.

La population pourra tenir encore 4 jours dans cette situation délétère?
On va tenir mais seulement ça sera difficile. On voit déjà des salariés qui sont rués au niveau des guichets Gab des banques pour voir s’ils peuvent décaisser mais c’est difficile. Ce n’est pas évident que ce soit fait. Et c’est encore très difficile par ce qu’actuellement il n’y a pas de carburant, le gaz et même la nourriture au niveau des grandes boutiques ne sont pas accessibles sauf peut-être dans les boutiques des quartiers. Nous ne sommes pas un pays où nous avons une forêt et qu’on peut cueillir des bananes rien de tout cela. Donc on doit s’attendre à des moments difficiles malheureusement les prochains jours.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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