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COTON AU BURKINA : Quelles stratégies pour que la filière retrouve ses lettres de noblesse ?

Ouagadougou accueille du 11 au 13 mars 2019, un atelier national sur la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso. La cérémonie d’ouverture de cette importante rencontre a eu lieu le 11 mars dans la salle de Conférence de Ouaga 2000 en présence de plus de 400 acteurs et spécialistes de la filière cotonnière.

 

La filière cotonnière burkinabè est en quête de relance. En effet, la situation agronomique de ces deux dernières campagnes a montré une contreperformance de la filière. Ceci n’est pas sans conséquence. Car autrefois premier pays producteur africain de coton, le Burkina Faso occupe aujourd’hui la troisième place. Si rien n’est fait ce positionnement court le risque de se dégradé.

Au Burkina Faso pourtant, le secteur participe à 4% au PIB national et 10% du PIB agricole. Première culture de rente, environ 4 millions de personnes tirent leurs revenus de la production cotonnière.

L’atelier national sur la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso vise à trouver les solutions idoines pour donner à la filière son aura d’antan.

Le ministre du Commerce de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré explique : « Le coton était jusque-là un produit important qui faisait en sorte que le Burkina Faso était classé premier parmi les pays producteurs du coton en Afrique. Malheureusement, ces deux dernières campagnes, nous connaissons des difficultés. Il s’agit des difficultés qui font que non seulement il y a une baisse au niveau de la production et de la productivité. Mais nous rencontrons également des problèmes d’impayés internes et externes au niveau des cotonculteurs. »

Cet atelier qui réunit tous les acteurs de la chaîne, est selon lui une occasion pour discuter en toute sincérité afin de trouver des solutions à court, moyen et long terme.

Le gouvernement burkinabè a d’ores et déjà mis en place un Comité de Haut niveau dont la présidence est assurée par le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat. La vice-présidence est portée par le ministre de l’économie, des finances et du développement et celui de l’Agriculture. Cela, afin de trouver des stratégies pertinentes et opérationnelles pour une croissance durable de la filière.

Le DG de la Sofitex, Wilfried Yaméogo

Le Directeur Général de la Sofitex Wilfried Yaméogo a rassuré que l’ensemble des acteurs compte mettre à profit ces trois jours pour échanger sur les difficultés liées au secteur mais surtout trouver les solutions à mettre en œuvre dans de très courts termes afin que la campagne 2019-2020 puissent déjà intégrer le paquet de mesures de solutions à incorporer.

D’ores et déjà, la sofitex a des intentions de culture de 500 000 tonnes de coton graines a-t-il ajouté.

Le Président de l’AICB, Bambou Bihoun

L’Association Interprofessionnelle des Cotonculteurs du Burkina Faso (AICB) est l’une des faîtières qui se voue pour le bien être du secteur au Burkina Faso. Son Président , Bambou Bihoun  a salué cette inittiative gouvernementale de rencontrer les acteurs de la filière. Il a invité les participants à prendre la parole sans langue de bois afin que de cet atelier, poussent de nombreuses recommandations pour le bon devenir de la filière.

Le Burkina Faso a enregistré une baisse de la production cotonnière de 10% par rapport à la précédente campagne. Avec 613 000 tonnes de coton graine, le Burkina Faso perd sa première place sur le continent au profit du Mali. Des facteurs climatiques sont à la base de cette chute. Il faut aussi ajouter à la liste de ces facteurs, la disponibilité d’engrais, le boycotte de la production, le surendettement et le désenchantement des producteurs.

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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