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Cotation en bourse : Les entreprises burkinabè ne se bousculent pas au portillon

La cotation en bourses présente de nombreux avantages pour les entreprises. L’économie s’est mondialisée. Il faut viser au delà des frontières nationales. Même si certains opérateurs économiques burkinabè l’ont compris, la grande majorité par ignorance ou par peur, se méfie du marché financier. Il y’a donc un important travail à faire pour inciter les entrepreneurs burkinabè à se familiariser avec les mécanismes boursiers et à profiter des opportunités du marché financier notamment ceux de la bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’UEMOA.

Au niveau de la BRVM, l’introduction en bourse d’une société se fait de la manière suivante. Une SGI (Société de gestion et d’intermédiation) joue le rôle de conseiller auprès de la société candidate à la cotation qui la mandate pour préparer le dossier d’admission auprès de la BRVM. La BRVM réceptionne le dossier et procède à son analyse sommaire afin de s’assurer qu’il est complet et conforme aux dispositions. Dès lors un avis est envoyé à la SGI pour l’informer qu’une décision sera rendue. En revanche, si le dossier est incomplet la bourse notifie à la SGI les pièces ou documents manquants. Lorsque la bourse émet un avis favorable, elle précise le compartiment d’admission et elle informe la SGI et le conseil régional. Le processus d’introduction en bourse est appelé « cérémonie d’introduction ». Les sociétés cotées en bourse sont astreintes à la publication de leur situation financière et de toute information concernant la modification de la vie de l’entreprise. Cela vise à permettre une bonne information des investisseurs potentiels. Elles ont également pour obligation de contribuer aux frais de cotation, aux frais de publication et d’assurer les frais de service financier (paiement des coupons, préparation des assemblées générales). Une entreprise qui veut tirer profit du marché financier devra veiller au respect des exigences suivantes : la rentabilité de la société, l’ouverture du capital de la société, une politique saine de distribution des dividendes, le suivi de la vie boursière. Au plan national, la Société burkinabè d’intermédiation financière (SBIF) est une Société de gestion et d’intermédiation (SGI), dûment agréée par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) de l’UEMOA. C’est un courtier en valeurs mobilières qui bénéficie d’un monopole de négociation des valeurs mobilières à la BRVM. Son Directeur Général Alexis Lourgo explique que les missions fondamentales de la SBIF sont de fournir aux investisseurs (ceux qui ont de l’argent à épargner) des instruments de placements attractifs de par leur rentabilité et d’aider les entreprises à trouver des financements adaptés et surtout moins coûteux pour leurs investissements productifs. En somme, la SBIF achète et vend à la bourse des titres comme les actions et les obligations. Elle conserve et gère ces titres. Elle aide et conseille les entreprises dans la mobilisation d’argent moins cher pour leurs investissements productifs. Elle peut également aider l’Etat à mobiliser des fonds pour des investissements économiques productifs (emprunts obligataires d’Etat). La SBIF a organisé l’Offre publique de vente (OPV) des 680 000 actions de l’ONATEL. Le succès de cette opération a permis a l’ONATEL de devenir la première entreprise burkinabè cotée en bourse, le 30 avril 2009. A l’époque, ses états financiers indiquaient 11 milliards de résultat consolidé et 82 milliards de chiffre d’affaires. En 2010, le groupe Bank of Africa (BOA) a aussi introduit sa filiale du Burkina Faso à la BRVM. Du 26 au 5 novembre 2010, le groupe bancaire a fait une offre publique de vente de 100.000 actions dont 87.000 ouvertes au public pour 23.000 FCFA l’unité et les 13.000 restantes réservées au personnel du groupe pour 20.000 FCFA. A la date du 3 janvier 2011, l’action BOA-Burkina valait 28365 FCFA. En 2009, le groupe BOA a réalisé un bénéfice de plus de 22,7 milliards FCFA) pour un chiffres d’affaires total estimé à 177,1 milliards FCFA. « Notre souhait est que de plus en plus, des entreprises burkinabè ouvrent leur capital et se fassent coter à la BRVM. Il faut que les autorités politiques les y encouragent si l’on veut approfondir et développer l’actionnariat populaire burkinabè naissant ». Propos d’Alexis Lourgo, DG de la SBIF.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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