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Développement

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Coopération USA-Burkina : 28 milliards de FCFA pour vaincre la pauvreté en milieu rural

L’Agence américaine pour le développement (USAID) a signé, le vendredi 27 janvier 2017 à Ouagadougou, quatre conventions de financement avec des structures engagées dans la lutte contre la pauvreté des populations en milieu rural.

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Les Etats- Unis d’Amérique, à travers la coopération bilatérale et multilatérale soutiennent le gouvernement burkinabè dans ses efforts de développement. Dans ce sens, pour booster le secteur agricole et réduire la pauvreté en milieu rural, le pays de l’oncle Sam, à travers l’Agence américaine pour le développement (USAID), a décidé d’accompagner financièrement des structures qui interviennent dans ces domaines. Des signatures de convention ont été matérialisées entre l’USAID et les organismes concernés, le vendredi 27 janvier 2017, dans la capitale burkinabè en présence de l’ambassadeur des USA au Burkina Faso, Andrew Robert Young. Les heureux bénéficiaires sont le Programme alimentaire mondial (PAM), l’UNICEF, Lutheran world relief et la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB). «Il s’agit d’une somme de 28 milliards de F CFA qui a été consentie par le contribuable américain au profit de 4 structures qui agissent ensemble en faveur des couches les plus vulnérables au Burkina Faso», a précisé l’ambassadeur américain après la signature des différentes conventions. Il s’est par ailleurs réjoui de ce type de partenariat car, a-t-il dit, c’est en conjuguant nos efforts que nous pouvons faire reculer les limites de la pauvreté. Expliquant la répartition de la manne financière, le diplomate américain a fait savoir que 14,6 milliards de F CFA seront utilisés pour aider les personnes vulnérables dans le domaine de l’élevage dans les régions des Cascades, des Haut-Bassins, de la Boucle du Mouhoun et de l’Est.
cooperation-usa-burkina-28-milliards-de-fcfa-pour-vaincre-la-pauvrete-en-milieu-rural-_588e6f193ea84_l250_h250«9 milliards de F CFA serviront de crédits bancaires aux caisses populaires pour soutenir les chaînes de valeurs dans les produits agricoles et 1,5 milliard de F CFA pour soutenir la résilience des communautés des régions du Centre-Nord, du Sahel, et de l’Est», a-t-il poursuivi. Andrew Robert Young a aussi relevé que près de 610 millions de F CFA seront accordés à l’UNICEF dans le but d’aider les enfants qui souffrent de la malnutrition aigüe.
Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) a été une des chevilles ouvrières pour la concrétisation de ces accords de financement. Pour le directeur général de la Coopération, Ambroise Kafando, ces signatures traduisent la mise en œuvre des priorités que le gouvernement burkinabè s’est fixées à savoir, apporter plus de prospérité et de bien-être à la population. Selon le directeur général de la faîtière des caisses populaires du Burkina, Daouda Sawadogo, cet accord qui est une première va aider sa structure à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). «Nous intervenons dans le milieu rural à travers le financement de toutes les activités de la chaîne agricole. Cet accord va davantage intensifier notre action », s’est-il réjoui. Il a, séance tenante, rassuré le donateur quant à l’utilisation rationnelle des ressources.
«Nous ferons en sorte que nos partenaires ne soient pas découragés de cet accompagnement. Nous avons un moyen de reddition de comptes mensuellement, trimestriellement et annuellement que nous mettons à la disposition de nos partenaires », a-t-il soutenu. L’UNICEF, comme les autres bénéficiaires, a manifesté sa reconnaissance au contribuable américain. De l’avis de sa représentante- résidente, Anne Vincent, ce don va permettre de renforcer leur programme de prévention, de traitement et de réhabilitation des enfants atteints de malnutrition aigüe. Chaque année, environ 150.000 enfants au Burkina souffrent de malnutrition aigüe. « Si l’enfant, durant la période de 0 à 2 ans, n’a pas reçu une nutrition de qualité et en quantité, le développement de son système nerveux sera affecté pour toujours avec une perte de coefficient intellectuel et de productivité à l’âge adulte », a prévenu Anne Vincent. « Voilà pourquoi nous sommes ravis du gouvernement américain qui nous assiste dans l’achat de produits médicaux et nutritionnels spécialisés pour la réhabilitation de ces enfants. », a-t-elle déclaré.

Abdoulaye BALBONE
sidwaya

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