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Contrôle spécial ramadan Plus de 8 millions de produits périmés et prohibés saisis

Sibiri Sanou, secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a animé une conférence de presse à Bobo-Dioulasso le mardi 11 aout 2015 pour faire le bilan de l’opération « contrôle spécial ramadan ». De son exposé, il ressort que ce sont 5 235 commerçants qui ont été contrôlés et des produits périmés et prohibés d’une valeur de 8 732 900 francs CFA qui ont été saisis.

Afin de permettre aux fidèles musulmans de vivre le mois de ramadan dans la quiétude, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures gouvernementales visant à améliorer les conditions de vie des populations, initié une opération dite « contrôle spécial ramadan ». Ce contrôle qui a couvert la période du 18 juin au 16 juillet 2015, s’est effectué sur toute l’étendue du territoire national, selon Sibiri Sanou. Principalement axé sur les points de ravitaillement des consommateurs, le contrôle a concerné, entre autres, la vérification du respect des prix fixés par l’Etat , les règles relatives à la facturation et à la publicité des prix , le prix de vente maximum autorisé (PVMA) fixé par les grossistes et la qualité de certains produits à travers la vérification des dates de péremption, la qualité des produits, le respect des règles de la concurrence. Ce sont essentiellement les produits de grande consommation, notamment le riz, le sucre, l’huile alimentaire, et le gaz qui ont été visés par cette opération.

5 235 commerçants contrôlés, des irrégularités constatées

Menée conjointement par des agents de la direction générale du contrôle économique et de la répression des fraudes ainsi que par l’ensemble des directions régionales du MICA appuyé, par les forces de sécurité et de défense. Cette opération a permis de visiter 5 235 commerçants. Plusieurs infractions ont été constatées, selon Sibiri Sanou. Ce sont essentiellement la non observation des règles relatives à l’information du consommateur sur les prix , la non présentation de factures d’achat, la non délivrance de facture de vente la non observation des règles de la facturation. Les commerçants épinglés, selon lui pour ces infractions, encourent des sanctions. Les sanctions à appliquer sont variables et ont consisté à la fixation d’amendes dont le montant se situe entre cinq mille (5 000) FCFA et cinq cent mille (500 000) FCFA,suivant la gravité de l’infraction.

Des produits périmés et prohibés saisis

Outre les irrégularités constatées lors de l’opération, des produits périmés (boîtes de conserve, biscuits, jus), prohibés (piles électriques et des cigarettes), des huiles alimentaires et des bouteilles de gaz ont été saisies. Pour ce qui concerne singulièrement le gaz, l’opération a permis de démasquer un réseau de reconditionnement de bouteilles de gaz à Bobo-Dioulasso. Composé de deux (2) individus, le réseau procédait, à l’aide, de raccords et de robinet de gaz au transvasement du produit d’une bouteille à une autre qu’il vendait plus cher, selon le conférencier. Ainsi, pouvaient-ils vider la bouteille d’une marque donnée vers celle d’une marque concurrente ou transférer le contenu d’une bouteille de 12,5 kilogrammes vers une autre bouteille de taille inférieur. Cette pratique est pourtant interdite selon le conférencier qui estime que « seule la SONABHY est autorisée , pour l’instant, à conditionner les hydrocarbures au Burkina Faso ». Aussi, a-t-il ajouté que cette pratique est une violation sous une forme voilée de l’interdiction de l’interchangeabilité des bouteilles de gaz. A propos, ce sont au total 64 bouteilles de gaz qui ont été saisies. La valeur des produits périmés et prohibés saisis s’évalue à environ 8 732 900 francs CFA selon le SG du MICA qui du reste, dit être satisfait des résultats de l’opération. Par ailleurs, il s’est voulu rassurant :

« Les efforts vont poursuivre et d’autres opérations seront organisées sur le reste de l’année dans divers secteurs d’activités commerciales afin de maintenir les prix des produits de grande consommation à des niveaux acceptables en créant les conditions d’une concurrence saine et loyale entre les opérateurs économiques ».

Par Mady BAZIE
lequotidienbf.com

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