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Conteneurisation : Le Burkina doit relever plusieurs défis pour améliorer sa desserte

 

Organisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), la troisième édition des Journées Nationales de la Logistique,(JNL) aura lieu du 5 au 7 septembre 2016 à l’Hôtel Laico Ouaga 2000. Thème: « Massification dans le transport conteneurisé et optimisation de la desserte des pays sans littoral ». L’édition 2016 vise à identifier les effets de la massification dans le transport conteneurisé sur l’optimisation de la desserte des pays sans littoral ainsi que les mesures à prendre pour bénéficier de ses avantages.  Au terme des journées, les opérateurs économiques burkinabè (importateurs et exportateurs) devraient accroître l’utilisation du conteneur dans leurs différentes opérations pour améliorer la desserte du Burkina Faso en marchandises. Quels sont donc les enjeux du transport conteneurisé pour un pays comme le Burkina Faso ?

 

Les hommes ont toujours voulu découvrir les richesses des civilisations étrangères. Cela a ainsi engendré le développement des échanges commerciaux. Après la révolution industrielle et surtout après les deux guerres mondiales, les échanges entre pays ont connu un important essor. Les différents pays se sont vus obligésde développer des moyens de transports plus modernes et plus adaptés aux enjeux du moment. C’est ainsi qu’est née la conteneurisation dans les années 1960. Il s’agit d’un processus quigénéralise l’utilisation de conteneurs, sortes de grosses boîtes métalliques, pour le transport de marchandises.Aujourd’hui, la conteneurisation représente80% du trafic de marchandisesà travers le monde. Au nombre des raisons du succès de ce procédé, il faut souligner la standardisation des dimensions facilitant la manutention et la productivité, la possibilité de transporter toutes sortes de marchandises, biens manufacturés, fruits, légumes, …, l’adaptation à tous les types de transports (maritime, routier, fluvial et ferré), la diminution des coûts de transport grâce à la massification, la diminution des vols (les conteneurs sont généralement plombés, et peuvent disposer de cadenas.)

Transport multimodal des marchandises

La conteneurisation permet le transport multimodal des marchandises : les différents modes de transport peuvent être combinés pour réaliser le transport. Ainsi un commerçant burkinabè en déplacement en Chine peut faire conteneuriser ses marchandises et confier son conteneur à un transporteur maritime pour son acheminement d’abord par voie maritime jusqu’à un port Africain et de là, le conteneur pourra continuer par chemin de fer ou par route jusqu’au Burkina Faso. Au besoin, le même conteneur pourrait éventuellement continuer son voyage par voie fluviale jusqu’à sa destination finale. Tous ces segments de transport se font sous la responsabilité d’un seul opérateur car le fret perçu au départ inclue la livraison porte à porte. Les géants de la conteneurisation sont classés en fonction de leur part du trafic mondial. On retrouve au premier  rang le géant Danois MAERSK SEALAND avec 16,1% du trafic suivi du géant Italo-suisse MSC avec 11,3% et en 3eme position le géant Français CMA CGM avec 7,6% du trafic mondial conteneurisé. Les autres géants tels qu’EVERGREEN LINE (Taiwan), HAPAG LLOYD (Allemagne), COSCO (Chine), APL (Singapour), CSCL (Chine), NYK LINE (Japon) et HANJIN (Corée du Sud) complètent la liste jusqu’à la 10eme place.

 Quelle est la situation au Burkina Faso ?

La conteneurisation a été introduite au Burkina en 1997. Pour encourager l’usage des conteneurs, le Burkina s’est doté en 2010 d’un port sec à Bobo-Dioulasso. Le pays dispose également d’une plateforme logistique à Bagré et d’infrastructures de transit dans les ports de Cotonou, Dakar, Lomé et San Pedro (RCI). Selon le conseil burkinabè des chargeurs (CBC), transport maritime occupe une place prépondérante dans le système des transports. Bien que situé à 1000 Kms du port le plus proche, le Burkina Faso est tributaire du transport maritime à 80 % de son commerce extérieur. Ce mode de transport est ensuite complété par le passage portuaire et le transport terrestre avant que les produits importés arrivent à leur destination finale et vice versa pour les marchandises à l’export.

Malgré les avantages de la conteneurisation, les opérateurs économiques et commerçants burkinabè ne l’ont pas encore inscrit dans leurs habitudes. Le taux de conteneurisation est encore faible. En 2014, la chambre de commerce l’estimait à 20% contre 50% au niveau sous régional et 80% au niveau mondial. Les Journées nationales de la logistique sont justement initiées pour trouver des solutions efficaces à la promotion de la conteneurisation en vue de l’optimisation de la chaîne des transports. Cela devrait avoir un impact positif sur les différents secteurs de l’économie. Les différents acteurs doivent s’ y engager. Le pays doit poursuivre ses relations de bon voisinage avec les pays côtiers, moderniser ses infrastructures, former ses opérateurs économiques aux enjeux et contours du commerce international,…

 

 

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com / ecodafrik.com

 

 

 

 

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