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Commission internationale des grands barrages : Adama Nombré dresse son bilan à la tête de l’institution

En juin 2012, Adama Nombré, président du Comité national des barrages du Burkina avait été élu président de la Commission internationale des grands barrages (CIGB). En fin de mandat depuis le 20 juin dernier et de retour au pays, il a organisé une conférence de presse pour faire le point de ce qu’il a fait durant sa présidence. C’est un bilan largement positif qu’il a dressé ce 25 juillet 2015 à Ouagadougou.

La Commission internationale des Grands barrages (CIGB) est une association professionnelle internationale qui regroupe 97 pays venant de toutes les régions du monde. Les plus de 10 000 membres qui la composent sont issus de tous les secteurs et de toutes les disciplines techniques et scientifiques associées aux Barrages.

C’est à la tête de cette organisation internationale que le Burkinabè Adama Nombré a été porté en juin 2012 pour un mandat de 3 ans. Un mandat non renouvelable. Comme il l’a indiqué lui-même, depuis 1928 que l’institution existe, il est le premier président originaire d’un pays en voie de développement. « Cela montre que le travail que nous faisons ici (Burkina Faso) a une certaine valeur », s’est-il réjouit.

A l’heure du bilan, c’est un satisfecit pour lui. « Notre mandat avait pour objectif de renforcer la CIGB, surtout pour les professionnels africains. La plupart des nouveaux barrages dans le monde seront construits en Afrique. C’est nous qui avons le plus besoin des connaissances accumulées au niveau de la CIGB. Il fallait donc qu’on travaille à renforcer cette organisation », a-t-il précisé avant d’ajouter que sous sa présidence, l’association a travaillé à prendre en compte les besoins des pays en voie de développement, comme les besoins de formation, d’accès aux connaissances, en énergie.

« Nous avons également conduit l’organisation vers l’innovation. Elle a pu développer de nouvelles technologies dans le domaine des barrages, avec comme objectif de diminuer les coûts, de rendre les barrages plus durables et plus sûrs et d’accélérer la mise à disposition des services ». Il y a aussi l’amélioration de la sécurité des barrages et le positionnement de la CIGB dans la communauté internationale « afin que les ingénieurs et les professionnels comprennent mieux les besoins du monde et se fassent mieux comprendre pour arriver à mettre en place les infrastructures les plus appropriées et adaptées aux besoins de nos pays ».

Des acquis pour le Burkina et l’Afrique

Adama Nombré 2Adama Nombré comme président de la commission internationale des Grands barrages a aussi eu des retombées pour le Burkina et l’Afrique. Pendant trois ans, il a été « l’ambassadeur » du pays des « hommes intègres » dans des instances où le pays n’était pas connu.

Venant lui-même d’un pays en voie de développement, il a développé des actions en faveur des pays du tiers monde en défendant la cause de l’eau. « Malgré les progrès réalisés dans la mise en œuvre des barrages plus sûrs, économiques et mieux intégrés dans leur environnement physique et social, de nombreux acteurs et secteurs au plan international continuent à s’opposer à la construction de barrages avec des menaces sérieuses contre le progrès dans les pays en développement. Durant notre présidence, des efforts importants ont été déployés pour apporter la bonne information sur les barrages et surtout pour œuvrer à une bonne amélioration des ouvrages », a-t-il soutenu.
Aussi, la profession du Burkina a été ouverte à la profession au plan mondial et des conditions ont été créées pour la modernisation des professions associées au barrage. La base des connaissances de la CIGB a été également « démocratisée ».
Au chapelet des acquis pour l’Afrique et le Burkina, un grand nombre d’ingénieurs et techniciens africains dont plus d’une vingtaine du Burkina ont bénéficié de formations et ont vu leurs capacités renforcées.

C’est lors du 25e congrès et la 83e réunion annuelle de la CIGB à Stavanger en Norvège du 10 au 20 juin 2015 que Adama Nombré a passé le témoin au Pr Anton Schleiss, professeur à l’Ecole polytechnique de Lausanne. A cette occasion, pour service rendu à la commission durant son mondant, Adama Nombré a été élevé au rang de président d’honneur de la Commission internationale des grands barrages.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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