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COMMERCE : Le manuel de procédures sur l’importation et l’exportation des céréales transformées officiellement lancé

Le WestwoodMarketProgramme et l’Alliance Borderless ont procédé au lancement du manuel sur les procédures relatives à l’importation et à l’exportation des céréales transformées. C’était le 17 décembre 2018 au cours d’un atelier d’information tenue dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce et de l’Industrie du Burkina.

La Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fait de la libre circulation des biens et des personnes l’un des principaux objectifs de l’intégration régionale. De même que le Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO (SLE), le protocole sur la libre circulation des personnes et des marchandises confère aux citoyens le droit d’entrer, de résider et de s’établir dans les Etats membres. Malheureusement, il existe un manque d’information au niveau des corridors entrainant souvent les tracasseries. Pour trouver une solution à ces problèmes sous régionaux au niveau des frontières, l’Alliance Borderless lance le manuel sur les procédures relatives à l’importation et à l’exportation des céréales transformées.

Pour le représentant du WAFM, Noel Yao Kossonou, dans la politique de facilitation des échanges de produits céréaliers, le Programme WAFM a décidé, à travers sa collaboration avec l’Alliance Borderless d’élaborer ce document. C’est un document qui est très important parce qu’il va aider les commerçants céréaliers,la douane et tout le monde à savoir ce qu’il faut faire, ce qu’il faut avoir avant de traverser une frontière a-t-il expliqué. Parce qu’au niveau de la CEDEAO un des problèmes que nous avons , c’est le manque d’informations sur les protocoles de la communauté a souligné Monsieur Yao.

Monsieur Noel Kossonou du WAFM a encouragé les entreprises à se formaliser

NAFASO est une entreprise de production et de commercialisation de semences améliorées au Burkina et dans la sous-région. Son Directeur Général explique : « Nous avons pris activement part dans l’élaboration de ce document en citant les exemples que nous avons déjà vécus dans l’exécution de nos activités. Nous produisons pour la sous-région et nous sommes dans beaucoup de pays de la CEDEAO. Et pour cela sur la route, c’est nous qui savons les différents problèmes que les exportateurs vivent au niveau les différents frontières. C’est ce qui nous a emmené à partager les exemples afin qu’ils puissent prendre en compte les différents problèmes. »

Par exemple, pour ceux qui travaillent au niveau des corridors, ce n’est pas tout le monde qui connaissait les lois sous régionales a-t-il confié. Il ajoute : « Peut-être,  ce sont des nouveaux ou bien il y avait une mauvaise volonté de mettre en pratique ces lois. J’éviterai de citer les noms mais par exemple en allant au Nigéria nous avons traversé le Niger très difficilement. Aussi en allant vers la Sierra Léone, la Guinée, nous avons vécu des problèmes qui se ressemblent mais pas totalement. »

Ont pris part à cet atelier d’information des commerçants, des transporteurs, des conducteurs routiers, et des agents de l’administration douanière. Monsieur Tingueri Simon qui areprésenté l’administration douanière du Burkina Faso. Estime que  ce document va venir d’avantage renforcer les capacités opérationnelles des douanes. Les questions d’importation et d’exportation des produits transformés est d’actualité dans la région. Cet outil vient davantage galvaniser l’administrations des douanes qui est un acteur clé dans la mise oeuvre du schéma de libéralisation des échanges a-t-il martelé.

Les participants ont recommandé la synthèse du manuel en langues locales ainsi qu’un meilleur assainissement dans la gestion des entreprises afin qu’elles puissent mieux tirer profit de ce manuel et ses opportunités.

Remise symbolique du manuel à l’administration douanière

Le Burkina Faso a bénéficié de plus de quatre milliards de FCFA du Programme WAFM financé par le gouvernement britannique.  L’apport de ce gouvernement va aller plus loin pour permettre aux opérateurs économiques des 15 pays de la CEDEAO de mieux comprendre le mécanisme de facilitation du commerce de la Région. Ce, pour pouvoir transmettre ou faire partir des produits vivriers dans des provinces qui en ont besoin comme les pays toujours déficitaires en matière de produits agricoles, céréaliers tel le Burkina Faso a conclu Monsieur Kossonou.

 

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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