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Développement

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Comment le Président Roch compte relancer l’économie

Elu dès le premier tour avec plus de 53% des voix, le 29 novembre 2015, le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE a été investi ce 29 décembre au palais des sports de Ouagadougou. Il place son mandat sous le signe de la relance économique, de la justice et de la réconciliation, de la bonne gouvernance et de la restauration de l’autorité de l’Etat.

Alpha Condé de la Guinée, Mahamadou Issoufou du Niger, Ibrahim Boubacar Kéita du Mali, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Macky Sall du Sénégal, Boni Yayi du Bénin, Faure Gnassinbé du Togo, John Dramani du Ghana, John Jerry Rawlings ancien Président du Ghana, Obassanjo ancien Président du Nigéria,… Ils étaient tous là avec de fortes délégations pour assister à l’investiture de Roch Marc Christian KAboré. La cuvette du palais des sports a refusé du monde tant l’affluence était forte. En plus des chefs d’Etat et de gouvernements, il y’avait de nombreuses autres personnalités venues des 04 coins du monde. Dans son discours de prise de fonction, le Président Roch a salué le travail titanesque abattu par la transition pour permettre au Burkina Faso de demeurer sur les rails malgré lecoup d’Etat du 17 septembre qui a faillit « faire basculer le pays dans le chaos ». Il a par la suite inviter les Burkinabè à se mettre rapidement au travail, à se départir de l’incivisme et de la tentation de la courte échelle. Il s’est présenté comme un rassembleur promettant de travailler avec toutes les forces vives dans un esprit de vérité, de justice et de réconciliation nationale.

Produire les richesses et résorber la fracture sociale

Sur le plan économique et conformément à son programme « Bâtir avec le Peuple, un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice», le Président Roch s’engage à mettre en place un nouveau modèle de développement centré sur le renforcement du capital humain, promouvoir et vulgariser les technologies de l’information et de la communication, dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois, en faisant du secteur privé un acteur important, réaliser un meilleur partage des fruits de la croissance à travers un nouveau contrat social.
Pour le nouveau modèle de développement, son programme prévoit concrètement la modernisation du secteur agro-sylvo-pastoral, le développement des industries agro-alimentaires, la restructuration du secteur minier , le développement de l’artisanat, le soutien aux industries culturelles et sportives.

Investiture PF RMCK

Au niveau du secteur privé, il s’agira d’œuvrer au renforcement des capacités des structures publiques prestataires de services d’appui au secteur privé, de mettre en place des mécanismes favorisant l’accès au crédit des entreprises, des exploitants agricoles et des PME/PMI ; de veiller à l’’amélioration du climat des affaires pour créer les conditions et les cadres nécessaires au développement du secteur privé national, à tous les niveaux. L’ambition, selon Roch, sera de créer un environnement qui permette aux entreprises de se développer et de s’intégrer aux chaînes de valeur des grands marchés intérieurs et extérieurs et qui soit attractif pour les investisseurs étrangers. Au niveau de la répartition des fruits de la croissance, il est question de création de nouveaux emplois, de réduction des inégalités grâce à une politique de protection sociale, de renforcement du système de santé, de l’accès de tous à l’éducation, à l’eau potable et à l’assainissement, de la protection et de la préservation de l’environnement, de la promotion de l’économie verte, de la facilitation de la mobilité dans les villes et les campagnes.
Pour son premier quinquennat, Roch qui promet le passage à une 5è République, invite les Burkinabè à un véritable changement de comportement et de mentalité. C’est ce qu’il nomme une « triple exigence »
– Une exigence d’amour pour la patrie, « dont nous devons défendre constamment les intérêts supérieurs »
– Une exigence de dévouement au travail pour notre pays, « au service duquel nous devons mettre tous nos talents et intelligences ».
– Une exigence de probité et de bonne gouvernance « dans tout ce que nous faisons, pour ne pas se servir du pays mais pour le servir de manière désintéressée ».
Après l’investiture, les Burkinabè attendent maintenant le maçon au pied du mûr pour voir si les fruits porteront les promesses des fleurs.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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