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Comment la CMA –CGM a torpillé un projet maritime ouest-africain

Pour conserver leurs monopoles ou positions dominantes, les compagnies maritimes sont prêtes à tout. Un petit astuce a permis au groupe franco-libanais CMA-CGM de faire échouer le projet d’une compagnie maritime ouest africaine.

Les trois pays riverains (Maroc, Mauritanie et Sénégal) tentent de mettre en place un armement depuis 2005. Plusieurs réunions plus tard, la déclaration de Nouakchott de 2006 pour un armement tripartite porté par le secteur privé est actée. Dans la foulée, un colloque a eu lieu au Maroc.

Une étude de faisabilité a été financée par le Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC), la Compagnie marocaine de navigation (Comanav) et la Mauritanienne des transports maritimes (MTM). L’étude conduite par un cabinet britannique (Drawry) et
sénégalais a préconisé l’élargissement du projet aux huit pays membres de l’UEMOA et l’alliance avec un armateur puissant, la CMA CGM en filigrane, pour pouvoir chercher le fret jusqu’en Asie.

Cette dernière compagnie, franco-libanaise, avait elle intérêt à couver un potentiel rival ? En bon marin, la CMA CGM
a sabordé le projet en se portant acquéreur de la Comanav dans le cadre de la privatisation. Aujourd’hui, 7 ans après sa privatisation, la compagnie marocaine constitue l’exemple d’un dépeçage en règle.

La CMA CGM a conservé la partie utile, c’est-àdire la manutention (SOMAPORT), fourguant le transport passager à la
Comarit, une modeste compagnie familiale tombée à son tour dans les déboires en voulant, comme la grenouille de la Fontaine, avaler plus gros que soi.

financialafrik.com

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