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Classement PNUD 2015 : Sur 188 pays, le Burkina Faso 48è africain et…

Classement PNUD 2015 : Sur 188 pays, le Burkina Faso 48è africain et 183è mondial

Le rapport 2015 du PNUD a été rendu public. Il porte sur le thème « le travail au service du développement humain ». Au niveau mondial, sur 188 pays, la Norvège, l’Australie et la Suisse occupent les 3 premières marches du podium. Les USA sont 8e, la France 22e, la Russie 50e, le Brésil 75e, la Chine 90e et l’Inde 130e. Parmi les 54 pays africains, les 03 premiers sont l’île Maurice, les Seychelles et l’Algérie. LE Burkina Faso se hisse à la 48è place au niveau africain et au 183è rang mondial. Le Burundi, le Tchad, l’Erythrée, la Centrafrique et le Niger sont les derniers pays d’Afrique et du monde.

Pour évaluer la situation économique et sociale d’un pays, le produit intérieur brut (PIB) ne suffit pas. Afin d’évaluer le bien-être d’une population, il faut aussi s’intéresser à la façon dont les richesses sont distribuées. C’est cette approche que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), privilégie par le biais de l’Indice de Développement Humain (IDH). Au-delà du revenu national brut par habitant, ce dernier prend en compte l’espérance de vie à la naissance, le niveau de scolarisation des jeunes, l’accès aux services sociaux de base,… C’est sur cette base que les différents pays sont classés chaque année.

Des politiques publiques pour un travail décent

Cette année, le rapport 2015 est axé sur le travail. Selon le PNUD, le travail est un moyen de gagner sa vie et de garantir sa sécurité économique. Il est indispensable à la croissance économique équitable, à la réduction de la pauvreté et à l’égalité des sexes. Il ouvre la porte à la pleine participation à la société tout en contribuant à la dignité et à la valorisation de la personne. Le travail peut servir l’intérêt public et, lorsqu’il consiste à s’occuper des autres, il développe la cohésion sociale et renforce les liens familiaux et communautaires. Mais le rapport fait aussi observer que le lien entre travail et développement humain n’est pas automatique et que certaines formes de travail, notamment le travail forcé, peuvent porter atteinte au développement humain en violant les droits de l’homme, en bafouant la dignité humaine et en sacrifiant la liberté et l’autonomie. En l’absence de politiques publiques adéquates, l’inégalité des chances de travail et des salaires peut être source de divisions et perpétuer les injustices sociales. Le constat est particulièrement alarmant pour les jeunes, les femmes, les personnes handicapées et d’autres personnes pouvant être marginalisées. Le rapport avance que l’exploitation du potentiel de tous les individus par le biais de stratégies et de politiques publiques appropriées accélérerait le progrès humain et réduirait les déficits de développement humain. Le rapport de cette année arrive à un moment particulièrement opportun, au lendemain du sommet des Nations Unies sur le développement durable et de l’adoption des nouveaux Objectifs de développement durable. L’Objectif 8, notamment, met explicitement l’accent sur le travail : « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ». Les dirigeants du monde entier sont interpellés.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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