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Chemin de fer Abidjan-Ouaga : Le train sifflera à nouveau

Après quelques années de léthargie, la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) basée à Abidjan et filiale de Bolloré Africa Logistics opérant sur les chemins de fer en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso a décidé de réhabiliter le chemin de fer Abidjan – Ouagadougou. Les travaux ont été officiellement lancés en septembre 2015 à Abidjan.

La ligne de chemin de fer Abidjan-Ouagadougou a été construite entre 1905 et 1954. De 1960 à 1989, cette ligne était gérée et exploitée par une entreprise publique bi-nationale, la Régie des chemins de fer Abidjan-Niger (la RAN) appartenant à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Les deux pays décident de recourir à un concessionnaire en décembre 1994. La ligne est concédée à la Sitarail en août 1995 pour une durée de 15 ans. La crise ivoirienne provoque l’interruption du trafic à compter du 19 septembre 2002. La frontière avec le Burkina Faso reste fermée jusqu’en juin 2003. Plus tard, le trafic reprendra. Mais en raison de l’insécurité, il connaitra une chute vertigineuse. En septembre 2015, le groupe bolloré décide donc de réhabiliter le chemin de fer Abidjan-Ouaga, tronçon de 1260 km, afin de booster les échanges économiques entre les 02 pays.

En effet, chaque année, 910 000 tonnes de marchandises et environ 300 000 passagers transitent par la voie reliant Abidjan et Ouagadougou. La fin des travaux de réhabilitation, prévus dans cinq ans, permettra de porter le trafic à 5 millions de tonnes de marchandises comprenant trois millions de tonnes de minerais de manganèse en provenance de la mine de manganèse de Tambao au Burkina Faso détenue par l’homme d’affaires Frank Timis. Le projet de réhabilitation Abidjan-Ouagadougou accéléra les échanges commerciaux entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui s’est établi en valeur à 290 milliards de francs en 2014 contre 165 milliards fcfa en 2011.Via Sitarail, le groupe Bolloré détiendra une concession de trente ans sur l’exploitation de la ligne qui prévoit une extension de Kaya à Dori dans le nord du Burkina Faso. Pour former la boucle ferroviaire ouest africaine, la ligne rejoindra plus tard la voie ferrée que Bolloré a commencé à construire et réhabiliter entre Niamey au Niger, Cotonou au Bénin et Lomé au Togo. Le Groupe Bolloré s’est engagé à investir 262 milliards de FCFA, sur une période de 5 ans afin de moderniser les infrastructures et augmenter les capacités du réseau. Les travaux prévoient la rénovation des ouvrages d’art, la réhabilitation de la voie et des modifications du tracé sur certains segments pour optimiser la circulation des rames et améliorer les temps de parcours. En plus des infrastructures, le Groupe débloquera aussi près de 100 milliards de FCFA pour renouveler le matériel roulant, afin d’augmenter la capacité de traction des locomotives.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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