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Chambre de Commerce et de l’Industrie du Burkina : Une vingtaine de journalistes édifiés sur les notions d’inclusion financière

Le système financier est la pierre angulaire du développement économique de tout pays. Mais encore faut-il que ce système financier soit adapté aux besoins de la population en question. Le club de pesse consulaire a réuni du 04 au 05 décembre 2020 ses membres autour d’un master classe sur l’état des lieux de l’inclusion financière au Burkina Faso.

L’inclusion financière se définit comme étant l’ensemble de mécanismes permettant à tous d’accéder et d’utiliser efficacement une gamme de produits et services financiers à des coûts abordables, offerts par des institutions saines. Cependant, la situation économique de la population burkinabè, caractérisée par une forte proportion de ménages vivant dans les zones rurales et un faible niveau d’éducation et de revenus, ne favorise pas une inclusion financière. Il ressort en effet, de la stratégie nationale de la finance inclusive 2019-2023, que 39% des adultes n’utilisent aucun service financier, formel ou informel. Environ 74% de la population des zones urbaines ont accès aux services financiers formels, tels que les banques, les systèmes financiers décentralisés ou sociétés de mobile money, contre 29% dans les zones rurales. Par ailleurs dans les zones rurales ou le secteur informel joue un rôle important, 25% des adultes utilisent exclusivement des produits/services informels.

Selon le formateur, Khalidou Ky, le Burkina Faso s’est doté d’une stratégie de l’inclusion financière depuis 2018, une stratégie qui est le cadre de référence pour tous les acteurs. « Quand on parle d’inclusion financière, il faut forcément prendre en compte les banques, les établissements financiers, les sociétés d’assurances, les institutions de régulation telles que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) et l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) », a-t-il précisé.

Le taux de bancarisation strict, c’est-à-dire au niveau des banques au Burkina Faso, est de 23%. Mais lorsqu’on prend le taux de bancarisation élargi, qui prend en compte les institutions de micro finances, l’on se retrouve avec 43%. Si l’on ajoute la monnaie électronique, l’on se retrouve avec un taux de 70,76%, contre une moyenne régionale qui est de 60,11%. Le Burkina Faso, comparé à d’autre pays de l’espace de l’UEMOA, selon M. Ky, a consenti à des efforts très appréciables, et il faudra continuer dans cette dynamique.

L’un des défis à relever est celui de la disponibilité du crédit. Et ce sens, « Il est nécessaire d’accompagner les institutions de microfinance qui sont beaucoup plus proche de la population à pouvoir bénéficier des crédits en vue de mener à bien leurs activités », confie M. Ky.

L’éducation financière devient ainsi, un enjeu mondial des politiques sociales de développement, aussi bien dans les pays de développement ou émergents que dans les économies avancées. De ce fait, elle constitue un axe particulièrement innovant de l’intervention sociale des Etats.

Sombéwendin Micheline Thiombiano/Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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