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Chambre de commerce du Burkina : Le Président Mahamadi Savadogo à propos de sa proximité avec Salifou Diallo

Depuis le 30 novembre 2016 la Chambre de Commerce du Burkina dispose d’un nouveau bureau consulaire présidé par l’homme d’affaires Mahamadi Savadogo dit Kadhafi, à l’issu d’une campagne qui avait provoquée des gorges chaudes. Le tout nouveau Président pour sa première sortie médiatique à partager à cœur ouvert les grands moments de sa campagne, son avis à propos de sa proximité avec le Président de l’Assemblée Nationale, Salifou Diallo, et les actions urgentes de son département au cours d’un entretien télévisé de la Radiotélévision du Burkina, réalisé le 4 décembre 2016. Lisez plutôt !

 

 

Comment avez-vous vécu les élections consulaires ?

Sereinement. En effet par chance nous nous sommes bien organisés autour de l’Alliance pour le Renouveau Consulaire (ARC). C’est avec cette machine donc que nous sommes allés à la campagne. Pendant la campagne il est vrai que ceux qui était de l’extérieur voyaient les choses autrement, mais nous qui étions au cœur, étions sereins. Les choses se passaient très bien et on espérait de bons résultats.

Passé cette campagne comment comptez-vous ramener la cohésion et la sérénité pour réussir votre mandat ?

Tout ce qui s’est dit et s’est fait il faut le mettre dans le compte de la campagne qui a pris fin après mon élection. Maintenant l’heure est au rassemblement et au travail. Nous avons déjà entrepris des démarches auprès des uns et des autres c’est-à-dire des challengers et auprès d’autres personnes ressources pour essayer de voir comment rassembler le monde des affaires afin de se réconcilier et même, voire mieux, aborder la question du démarrage économique du pays.

Avez-vous la confiance de ceux qui vous ont élu ?

Tout à fait.

On a vécu deux ans de léthargie voir d’attentisme au niveau de la Chambre de commerce et de l’industrie du Burkina (CCI-BF). Quelles sont vos actions urgentes pour relancer l’activité économique du Burkina, à travers la chambre de commerce et de l’industrie ?

Les actions urgentes que nous avons sont des actions proposées dans notre programme de campagne. C’est d’abord de réaliser une table ronde avec nos partenaires qui sont l’Etat les partenaires techniques et financiers pour faire un état des lieux et voir véritablement comment ceux-ci peuvent nous accompagner. Depuis 2010-2011 avec les différentes crises, il y a eu beaucoup de casses ainsi d’énormes lenteurs dans les règlements de factures des entrepreneurs au niveau du Trésor. Tout cela constitue des actions que nous devions discuter avec l’Etat pour voir comment les remettre sur les rails.

L’heure est à la mobilisation pour la mise en œuvre du PNDES, le vaste programme du gouvernement. Au niveau de la chambre de commerce quel sera votre contribution attendue ?

 

La chambre de commerce est partie prenante de la table ronde de Paris. A cet effet il y a eu une rencontre avec les opérateurs économiques. Beaucoup se sont inscrits pour y prendre part et même ont démontré leur intérêt à investir dans certains domaines. Nous n’avons pas de chiffres exacts aujourd’hui mais le secteur privé est très engagé et très mobilisé pour la mobilisation de fonds pour le PNDES.

L’on vous traite de proximité avec des hommes politiques notamment le Président de l’Assemblée Nationale du Burkina. Comment comptez-vous rassurer d’avantages sur votre volonté de pouvoir apporter un nouveau visage à la chambre de commerce du Burkina ?

 

A propos de ma proximité avec le président de l’Assemblée nationale il faut savoir que je suis originaire de la région du Nord du Burkina comme lui. Et on se connait tout naturellement. Cependant, je pense que je ne suis pas le seul qui connaisse un politicien ou qui a un membre de sa famille dans la politique. Cela n’a rien à voir avec le travail que nous faisons. Notre candidature c’est bel et bien l’Alliance pour le Renouveau Consulaire qui a l’a portée. Du reste, nous sommes sur le terrain et l’on est tantôt membre de la CCI BF mais après c’est le travail. Tous les challengers disons le sont forcément issus d’une province donc ils ont forcément des parents ou des amis politiques. Cela n’a forcément rien à voir avec la campagne que nous avions menée.

Il n’y a donc pas de mélange de genre ?

Absolument pas. C’est méconnaitre le système. Le politique n’a même pas sa place dans le processus. Durant la campagne, le vote se fait secteur par secteur avec des régions distinctes. Il y a eu environ 12 000 inscrits, 300 candidats et 148 élus tous secteurs confondus. Personnellement, j’ai été élu au centre dans la catégorie Commerce de Gros parmi une vingtaine de société de la place. Très souvent ce sont de grandes sociétés qui ont leur siège à l’extérieur. Donc il n’y pas vraiment une place pour le politique de s’interférer dans le processus. S’il y a bien des élections libres, transparentes et démocratiques, à mon avis c’est bien celles que nous venons de vivre.

 

Entretien réalisé par la RTB

Retranscription Balguissa Sawadogo

 

Balguissa Sawadogo
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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