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Campagne cotonnière 2015-2016: Le Burkina Faso attend 772 000 tonnes

Alors que les prévisions faisaient état de 800 000 tonnes, le Burkina Faso devra finalement se contenter de 722 000 tonnes pour la campagne 2015-2016. Si les résultats escomptés n’ont pas été atteints, il y’a toute de même du progrès par rapport à la campagne écoulée (710 000 tonnes) et à la moyenne annuelle de 384 400 tonnes enregistrés entre 2007 et 2011.

Cette baisse de production est la résultante de la mauvaise pluviométrie que le Burkina Faso a connue cette année. Il faut aussi y ajouter la menacé de boycott que certains cotonculteurs ont fait planer sur la campagne. Pour désamorcer la crise, le gouvernement a relevé le prix d’achat du kilo de 10 F CFA le faisant ainsi passer à 235 F CFA pour le coton-graine « premier choix » et à 210 F CFA pour le « second-choix ». La Société des fibres et textiles (Sofitex), la plus grande des trois sociétés cotonnières, prévoit d’acheter 580.000 tonnes de coton brut pour 100 milliards de francs CFA. Bien que les prix mondiaux du coton aient chuté de 20%, le Burkina Faso, premier producteur ouest africain, a investi dans l’augmentation de la production en améliorant les paiements aux agriculteurs et en baissant le prix des engrais.
Le coton joue un important rôle dans la vie socio-économique du pays. Avant la vulgarisation de sa culture, les jeunes avaient tendance à émigrer vers certains pays africains comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou l’Europe. La culture du coton a permis d’inverser la tendance et de les maintenir les dans leurs terroirs. La production de coton a connu une croissance de 19% au cours de la dernière décennie. Cette évolution place le Burkina Faso en tête des producteurs de coton en Afrique de l’Ouest et comme 2è pays après l’Egypte sur le continent africain.
Cependant avec une production destinée à plus 97 % à l’exportation, il en résulte une dépendance assez forte de la filière burkinabè aux évolutions du prix mondial. D’autres contraintes sont liées au faible taux d’alphabétisation des producteurs, aux prix élevés des intrants, à la mauvaise pluviométrie, à l’enclavement des zones de production (état de défectuosité et insuffisance de pistes rurales…) engendrant des coûts de transport élevés, à l’insuffisance des infrastructures villageoises (magasins, silos, centre de formation, etc.)… Il convient donc de déployer de nombreux efforts pour le développement des infrastructures rurales, l’appui en équipement, l’amélioration de la productivité et de la qualité de la fibre, la recherche et l’innovation technique pour améliorer la rentabilité et la compétitivité de la filière.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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