Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Campagne agricole humide 2018-2019 dans les Hauts-Bassins

« (…) s’il n’y a pas de problème de sécheresse, nous espérons avoir de bonnes récoltes » Dixit le ministre Jacob Ouédraogo

 

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques Jacob Ouédraogo accompagné d’une forte délégation a pris le pouls de la campagne agricole dans la Région des Hauts Bassins notamment à Sidi et à Farako-Ba respectivement dans les provinces du Kénédougou et du Houet, le vendredi 10 août 2018. Constat: l’état de la campagne est bon à en croire le ministre Jacob Ouédraogo.

La campagne agricole humide 2018-2019 s’est définitivement installée au Burkina Faso. Cette année, le pays vise une production de 5,8 millions de tonnes de céréales soit plus de 1, 517 millions de tonnes de production de rente et 979 900 tonnes des autres cultures vivrières. Afin de s’assurer du bon fonctionnement de la campagne et d’apprécier l’état d’avancement en vue d’une réponse rapide en cas de situation difficile, le ministre Jacob Ouédraogo a pris son bâton de pèlerin pour toucher du doigt les réalités des exploitants agricoles des localités de Sidi e Farako-Bâ.

yac_traore

Yacouba Traoré, explique sa méthodologie d’exploitation

 

La première destination de la tournée fut Sidi, un village situé à 25 kilomètres de Orodara. Après une pluie bienfaisante, la délégation ministérielle a frayé les flaques d’eaux afin de rejoindre les champs de Monsieur Yacouba Traoré, un producteur de la région. Monsieur Traoré soumis à l’interrogatoire du ministre, sourire aux lèvres explique en langue Dioula traduite par une interprète. L’on retiendra que le producteur d’à peu près la quarantaine produit du coton, (12hectares), du riz (1hectare et demi), du maïs (5 hectares). Il produit aussi du niébé et de l’arachide. Exploitant depuis 2002, le nombre d’actifs dans sa famille est de six hommes et quatre femmes avec environ 20 personnes sous sa responsabilité.

Après une visite des différentes spéculations, techniciens et spécialistes d’agricultures sont unanimes, tout se présente bien chez sieur Traoré. Ce dernier visiblement très ému s’est réjoui de  la visite. Il est convaincu qu’il aura de bonnes récoltes avec la bénédiction de dame pluie. Et si effectivement tous se passe bien jusqu’aux récoltes, son compte d’exploitation prévisionnel prévoit une marge brute à l’hectare de 175 000 FCFA pour le coton, 306 900 FCFA pour le maïs et 917 000 FCFA pour le riz.

Visite du champ de niébé de Monsieur Ouattara (en bottes tête baissée)

Visite du champ de niébé de Monsieur Ouattara (en bottes tête baissée)

 

A Sidi le ministre a aussi visité le magasin et un aire de séchage pour le warrantage.

Après les échanges de civilités avec les notables de Sidi, la délégation ministérielle  s’est dirigée le village de Farako-Bâ. Situé à peu près 45 minutes de route, à 30 kilomètres de Bobo Dioulasso, le cortège s’arrêta à niveau du deuxième site à Farako-Bâ. Là, la délégation a pu s’imprégner de l’état de l‘exploitation de Monsieur Madou Ouattara. Lui dispose d’une superficie totale de 8 hectares. Il exploite des variétés telles le maïs Wari et le Niébé Tilgré deux nouvelle variétés. Des portions de champs école de sésame ont aussi fait l’objet de visite.

Les chenilles légionnaires, une espèce de nuisibles qui inquiètent tous les acteurs

A l’issue de ces premières visites, le ministre Jacob Ouédraogo a dit être très heureux de ce qu’il constate. Il explique :« La campagne céréalière précédente a eu un déficit de 477 milles tonnes, pour laquelle le gouvernement a pris des dispositions pour que l’on puisse combler le déficit. Ce combat est mené aujourd’hui. »

Cette année poursuit Monsieur Ouédraogo, nous avons eu des inquiétudes à l’entrée de la campagne. La saison s’est installée avec un peu de retard et nous étions très inquiet a-t-il indiqué. Aujourd’hui, quand on fait le point, nous sommes passés dans des champs qui répondent très bien. La campagne est très verdoyante les producteurs sont satisfaits et nous voyons que s’il n’y a pas de problèmes de sécheresse comme l’année passée, notamment l’arrêt brusque de pluie, nous espérons avoir de bonnes récoltes a-t-il confié. « Nous avons été inquiété par la chenille légionnaire. Le combat a été vite mené et les champs que nous avons visités ont une bonne présentation. Cela nous permet d’encourager les producteurs pour qu’ils continuent dans ce sens » précise-t-il.

A l’entrée de la ville de Bobo Dioulasso, le ministre et sa délégation ont visité le Laboratoire d’Entomologie INERA-Farakobâ un centre recherche et de formation qui s’attèle à innover en matière de lutte contre les nuisibles des mangues et autres types de cultures. Des innovations ont été présentées au premier responsable en charge de l’Agriculture.

Une rencontre d’échanges avec les acteurs intervenant dans la chaîne agricole a clos la visite de la campagne dans les Hauts-Bassins. Les producteurs , s’ils ont apprécié les démarches du gouvernement en matière d’appui conseil, notent leurs inquiétudes par rapport à la chenille légionnaire, l’insuffisance de boutiques de commercialisation d’engrais, l’ensablement de la vallée du Kou.

 

Balguissa Sawadogo

De retour de Bobo Dioulasso

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

Annonce publicitaire
Lecture en continue