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Campagne agricole: 800 mille tonnes de céréales attendues

Dans le cadre du suivi de la campagne agro-sylvo-pastorale 2015-2016, le ministre de l’Agriculture, François Lompo a rencontré, le mardi 6 octobre 2015, 3 exploitants agricoles de la région de la Boucle du Mouhoun.

La région de la Boucle du Mouhoun, au regard de sa forte productivité agricole, cristallise, chaque année, l’attention des populations et des autorités. C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire (MARHASA), François Lompo, a effectué une visite de terrain, le mardi 6 octobre 2015, dans trois localités charnières du «Grenier du Burkina Faso» (Kamadéna, Darou et Yaho). Selon le Directeur régional de l’agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire (DRARHASA) de la Boucle du Mouhoun, Oumarou Sawadogo, ladite région, sur une prévision escomptée de 950 000 tonnes, on espère pour la présente campagne agricole, environ près de 800 000 tonnes. «Nous attendons les conclusions de l’enquête permanente d’agriculture qui viendront confirmer nos estimations», a-t-il indiqué. Et ce, a-t-il ajouté, malgré les pluies diluviennes des mois d’août et de septembre qui ont endommagé de nombreuses parcelles de coton, de maïs, de niébé, etc. «Mais, cela n’affecte en rien les prévisions attendues dans la Boucle du Mouhoun», a insisté, à Darou (60 km de Dédougou), le DRARHASA de la Boucle du Mouhoun, M. Sawadogo, vêtu d’un boubou Faso dan fani. Abondant dans le même sens, le ministre François Lompo a estimé que les chances d’aboutir à une excellente production (pour la campagne agricole saison humide) 2015-2016 dans la boucle du Mouhoun sont grandes. Et pour cause, à Darou (commune de Ouarkoye), le producteur Laurent Kadeba jouit d’une excellente réputation au sein des populations de la localité et de la communauté des techniciens d’agriculture. «Il a toujours noué avec les bonnes pratiques de production à travers sa collaboration avec les services techniques. Par ailleurs, il est ouvert aux innovations technologiques et applique au mieux les consignes et recommandations des services d’encadrement de la place», a témoigné M. Sawadogo. Avec une production prévisionnelle de 1800 kg/ha (coton), 4000 kg/ha (maïs) et 1000 kg/ha (mil), le «producteur modèle», Laurent Kadéba dispose d’un magasin d’une capacité de 30 tonnes et deux fosses fumières avec à la clé, plus de 65 têtes de bétail. Toutes cultures confondues, le chiffre d’affaires prévisionnel de M. Kadéba à l’issue de la campagne agricole, oscille entre 188 000 et 5 millions 363 mille 400 F CFA. Selon le MARHASA, les «petits» producteurs de la trempe de M. Kadéba doivent se muer, sans coup férir, en entrepreneur agricole. Quid de l’agro-business ? «Nous pensons que les agro-businessmen ont leur place dans la stratégie de développement du Burkina Faso, mais pas au détriment des modestes agriculteurs. Le producteur classique a toujours le souci de la sécurité alimentaire. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de la plupart des agro-businessmen», a souligné M. Lompo, avant de rejoindre la file de véhicules se dirigeant vers Yaho (commune située à 95 km de Dédougou).

Un fait rare

En dépit de la canicule qui prévalait, les milliers d’âmes du village de Yaho sont massivement sorties pour accueillir la délégation ministérielle. L’ambiance bon enfant a été ponctuée de temps à autre par les salves répétées des chasseurs dozos. L’atmosphère mouvementée et bruyante n’empêche cependant pas le premier responsable en charge de l’agriculture de prêter une oreille attentive au palmarès du producteur Paul Tuina : 17 ha de maïs (de semence et de consommation), 12 ha de coton et 1 ha de niébé. Le chiffre d’affaires de M. Tuina, selon les estimations du DRARHASA de la Boucle du Mouhoun, M. Sawadogo, avoisine 12 millions de F CFA. Avec une soixantaine de bêtes, l’exemplaire producteur du village de Yaho connait cependant quelques difficultés (insuffisance de semoir, de rayonneuse, d’égreneuse et de pulvérisateur). En attendant la transmission de message à qui de droit par le ministre François Lompo, Paul Tuina a révélé qu’il bénéficie de l’appui-conseil des services techniques du département de l’agriculture. Auparavant, le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire, François Lompo s’est rendu sur l’exploitation de culture fourragère du producteur «le plus complet de la Boucle du Mouhoun», Olivier Paré. Le tableau de présentation de celui-ci est élogieux: 1er prix au concours «Grand prix du secteur informel», édition 2014 ; attestation de reconnaissance de la 1re édition des journées régionales des initiatives entrepreneuriales, etc. De plus, M. Paré emploie dans sa ferme agricole d’une superficie de 24,5 ha, 8 personnes dont 4 à temps plein et 3 déclarées à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Le ministre des Ressources animales, Jean-Paul Roamba a félicité le producteur pour cette démarche «rarissime». «Peu d’acteurs du monde agricole déclarent leurs employés à la caisse», a-t-il affirmé. L’absence de fenil pour le stockage du fourrage, la cherté des intrants, l’indisponibilité d’un personnel qualifié constituent les principales difficultés auxquelles est confronté Olivier Paré. Sur la question d’un personnel qualifié, le ministre Lompo a annoncé à son hôte l’existence sur le marché du travail d’ouvriers agricoles. «Certains sont formés pour conduire un tracteur, d’autres pour le réparer. Toutes ces personnes peuvent vous aider», a conclu M. Lompo.

Aubin W. NANA
nanaubin@yahoo.fr
sidwaya.bf

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