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Cacao : le Ghana et la Côte d’Ivoire vont devoir encore augmenter leurs prix au producteur

Export_Cacao_1D’après les analystes, les cours mondiaux du cacao ne devraient pas baisser de sitôt, en raison du déficit de la production mondiale qui devrait durer au moins jusqu’à la campagne 2015-2016.
Principale raison de cette situation, les prix au producteur pratiqués par la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux leaders mondiaux, qui ne parviennent pas à avoir un impact sur la production. Même une éventuelle augmentation de 750 francs CFA à 800 francs CFA de ce prix au producteur en Côte d’Ivoire, ainsi qu’annoncé par Reuters, ne devrait pas entraîner de changement significatif. « Je pense qu’un prix au producteur de 800 à 825 francs CFA le kilogramme est un pas dans la bonne direction. Cependant, la seule fois où nous avons vu une grande évolution de la production en réponse à une hausse du prix au producteur durant les cinq ou dix dernières années était quand ce prix a oscillé entre 950 et 1000 francs CFA et nous n’en sommes pas encore là.» a déclaré Euan Mann de Complete Commodity Solutions.
Une position partagée par les producteurs ivoiriens ainsi que l’exprime Koffi Kouame, un fermier de Soubre : « Si nous avions 1000 francs CFA par kilogramme, cela nous permettrait d’acheter suffisamment d’intrants pour améliorer les rendements et remplacer les arbres les plus vieux.». Et à Abel Konan dont la ferme se situe à proximité de Daloa, de renchérir : « les prix pour les engrais chimiques sont très élevés. Nous investissons beaucoup, ce qui réduit nos marges. Aussi, nous serions plus avantagés si le prix au producteur se situait entre 900 francs et 1000 francs le kilo.»
Alors que l’International Cocoa Organization (ICCO) prévoit déjà un déficit mondial de 115 000 tonnes pour le compte de la campagne 2013-2014, Euan Mann indique que « la plus grande source d’inquiétude est que si les prix au producteur ne sont pas assez élevés pour entraîner une production plus élevée durant la campagne 2014-2015, nous courrons le risque de voir le déficit structurel se poursuivre durant la campagne 2015-2016 dont les résultats seront basé sur les prix au producteurs pratiqués au cours de la saison précédente.»
Aaron Akinocho
Source : Ecofin

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