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Business du Foot : 400 milliards d’Euros par an !

L’élection du président de la FIFA aura lieu le 26 février 2015. Impliqué avec Sepp Blatter dans un scandale financier, le français Michel Platini qui était vu comme super favori a été contraint à retirer sa candidature. Désormais, ils sont cinq à être en lice. Il s’agit du prince jordanien le prince Ali, du cheikh Salman (Bahreïn), du français Jérôme Champagne, du sud-africain Tokyo Sexwale et de l’italo-suisse Gianni Infantino. En attendant de revenir sur cette élection, intéressons-nous aujourd’hui à l’économie du football, milieu qui brasse des centaines de milliards d’Euros par an. Bienvenue dans l’univers du footbusiness.

Le football est le sport le plus populaire au monde. C’est aussi l’un des marchés les plus lucratifs. En France, ce business représente près de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Cela atteint 400 milliards d’euros par an à travers la planète. Le football se transforme en business dès le milieu des années 1880 au Royaume-Uni. Les solides recettes enregistrées aux guichets permettent de financer l’adoption du professionnalisme et la construction de stades. Au niveau des affluences, la première saison du championnat d’Angleterre (1888-1889) affiche 4639 spectateurs de moyenne par match. Le nombre de 10 000 spectateurs de moyenne est franchi avant la fin du 19è siècle ; celui des 20 000 avant la Première Guerre mondiale. Les recettes guichets restent l’élément essentiel du budget des clubs jusqu’aux années 1990. Elles sont progressivement supplantées par les droits de retransmission télévisuelle.
Si les maillots restent longtemps vierges de toute publicité, le stade est très vite doté de panneaux publicitaires. La publicité constitue un poste important des recettes, notamment depuis l’autorisation d’arborer des publicités sur les maillots. L’organisation de rencontres génère également toutes sortes de retombées économiques. Auxerre, petite ville moyenne française, doit en grande partie sa notoriété, en France comme à l’étranger, à son équipe de football. L’AJA est un véritable ambassadeur de la ville, qui profite de plus de retombées directes en matière d’hôtellerie et d’activités accrues pour les cafés-restaurants, notamment. De même, l’organisation d’une coupe d’Afrique des Nations (Comme ce fut le cas pour le Burkina en 1998), d’une Coupe du monde ou d’un Euro, permet à une nation de procéder à une efficace campagne de promotion et de s’équiper en stades mais aussi en moyens de transports ou en hôtels, notamment.

Le Real Madrid club le plus riche avec 577 millions d’Euros (M€)

Real madridParmi les clubs de foot les plus riches du monde en 2016, le Real Madrid s’impose pour la 11è fois consécutive avec 577 millions d’Euros (M€) engrangés lors de la dernière saison. Il augmente le montant récolté la saison précédente (549 M€) et reste donc en tête, devant son plus grand rival, le FC Barcelone, avec 560,8 M€. Les Blaugranas réalisent une belle progression puisqu’ils doublent Manchester United et le Bayern par rapport à la précédente édition. Manchester United est donc 3e (519,5 M€). Le PSG se hisse à la 4e place, avec 480,8 M€, devant le Bayern Munich qui l’avait devancé d’une courte tête l’année précédente.

Lionel Messi pèse 65 millions d’Euros
Leo MessiAu niveau des joueurs, certains arrivent à tirer leur épingle du jeu en cumulant des revenus annexes, notamment via des contrats publicitaires avec des maisons horlogères, des équipementiers sportifs, des marques de rasoirs, etc. En 2015, Lionel Messi arrive une nouvelle fois en tête du classement, comme l’an passé, avec 65 millions d’euros de gains. Cristiano Ronaldo s’accroche à la deuxième place. Avec des revenus annuels de l’ordre de 54 millions d’euros, dont précisément la moitié grâce à son salaire de footballeur, le triple Ballon d’Or collectionne les chèques comme les voitures. Il devance le jeune Neymar de près de 18 millions d’euros !
Côté entraineurs, Pep Guardiola l’ancien entraîneur du FC Barcelone qui rejoindra Manchester City en juin, fera office de coach le mieux payé avec 25 millions d’euros par saison. Il occupait déjà la première place de ce classement avec son contrat au Bayern Munich avec 17 millions d’euros. Ses émoluments lui permettent de reléguer très loin ses illustres confrères José Mourinho (18 millions d’euros avant de quitter Chelsea) ou encore Carlo Ancelotti lorsque celui-ci dirigeait le Real Madrid la saison passée avec 15 millions d’euros environ.

La chine, nouvelle convoitise des joueurs

GervinhoLa Chine est devenue le nouvel eldorado du football mondial. Pour améliorer le classement Fifa de leur équipe nationale (82e), les autorités chinoises ont annoncé la création de plus de 100 centres de formation, avec en investisseur de prestige Ronaldo le Brésilien (il s’est investi dans 30 écoles de football). A défaut de rayonner (pour le moment) à l’échelon mondial, la Fédération du pays met tout en œuvre dans le but d’accueillir des joueurs étrangers de renom dans son championnat. La Chine, qui s’investit également dans des clubs européens via leurs riches propriétaires (Manchester City à 13%, le FC Sochaux), procède ainsi avec le même mode opératoire que les Qataris, les Russes. C’est-à-dire : attirer un grand nom, lui donner le meilleur salaire possible et l’entourer de joueurs de «seconde zone». Exemple le plus symbolique : Didier Drogba. En 2012, l’Ivoirien, qui vient de remporter héroïquement la Ligue des champions avec Chelsea, choisit de poser ses valises à Shanghai pour rejoindre son ami Nicolas Anelka. L’aventure tourne court. Six mois après, Drogba quitte le Shenhua pour des problèmes administratifs. Mais les Chinois n’en ont que faire, ils ont tenu leur premier grand pari et ont témoigné de leur nouvelle attractivité. La liste s’est depuis élargie. Demba Ba, Guillaume Hoarau, Alberto Gilardino, Robinho, les coachs Marcello Lippi, Luiz Felipe Scolari, pour ne citer qu’eux.Ces dernièrs mois, de nouveaux joueurs ont décidé de sauter le pas et de quitter le Vieux continent. Ramires, l’infatigable de Chelsea, a été recruté par Jiangsu Suning pour un montant pharaonique de 33 millions d’euros et 5 ans et demi de contrat. Gervinho, l’ailier de la Roma, s’est engagé trois ans avec Heibi China Fortune FC pour 18 millions d’euros. Fredy Guarin, qui faisait banquette à l’Inter Milan, quitte la Lombardie contre environ 15 millions d’euros. Il touchera un salaire annuel de 7,5 millions à Shanghai. En attendant peut-être Fernando Torres ou bien même Yaya Touré, la Chinese Super League, dont les droits TV explosent a trouvé ses nouveaux porte-drapeaux. En attendant le projet fou de la Coupe du monde ?

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso : Groupe Ecodafrik

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