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Burkina : Réussir les élections pour relancer la croissance économique

Le Burkina Faso doit impérativement réussir ses élections du 29 novembre prochain pour relancer l’économie. Une crise post-électorale serait lourde de conséquences pour l’économie nationale.

Après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2015, le Burkina Faso est entré dans une période de latence et d’incertitude économique. Le pays tire la majeure partie de ses ressources financières de la production cotonnière et aurifère. Ces dernières années, la croissance du PIB par habitant a été souvent supérieure à celle des autres membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Mais en 2014, l’insurrection, la chute des cours internationaux des deux produits d’exportation du pays, à savoir l’or et le coton mais aussi les répercussions de la crise Ebola survenue dans la région, notamment sur le tourisme et les services sont venus troubler le rythme soutenu de la croissance du PIB. Celle-ci a ralenti à 4 %, loin des 6,5% des années antérieures. Le coup d’Etat manqué du 17 septembre 2015 qui a occasionné plus de 50 milliards de FCFA de pertes au niveau de l’Etat a également aggravé le climat d’incertitude, lequel est marqué par un ralentissement des activités et des investissements, ainsi que par la baisse des recettes budgétaires. Selon les projections du ministre de l’économie et des finances, Gustave Sanou, ce putsch raté devrait coûter au pays au moins 0,3 point de croissance.

Une prévision de 7% de croissance en 2016

Mais les perspectives économiques du Burkina sont favorables. L’économie devrait regagner le chemin de la croissance avec un rebondissement de 5% en 2015 et une forte croissance projetée à 7 % pour 2016 selon le FMI. Mais pour que ces prévisions se réalisent, il faut absolument des élections apaisées, transparentes, avec des résultats incontestés ce 29 novembre 2015. De l’avis de Moussa Zongo, économiste et directeur du cabinet Radys Expertises, la croissance économique en 2016 et les années ultérieures dépendra aussi de la volonté des nouvelles autorités d’engager les actions urgentes pour consolider cette économie. Selon lui, la stabilité politique doit nécessairement s’accompagner d’une politique de sécurisation des investissements pour rassurer les investisseurs. La communauté des hommes d’affaires a en effet encore en mémoire le saccage des investissements miniers durant la grave crise d’octobre 2014. « Le pays devra savoir bien négocier son premier virage de l’alternance démocratique pour se donner toutes les chances de charmer à nouveau les nombreux investisseurs restés en attente des opportunités dans les secteurs prometteurs tels que l’agriculture et l’agro-industrie, les mines, l’énergie, les infrastructures et les services ». Propos de Moussa Zongo.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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