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Burkina Faso,MENACES DE PERTURBATION DE LA TRANSITION : Les commerçants mettent en garde les acteurs politiques

Les commerçants du Burkina étaient en congrès le jeudi 9 juillet 2015 à la Maison du peuple de Ouagadougou. Une initiative du Syndicat national des commerçants du Burkina, qui avait pour thème : « Quel avenir pour le commerce au Burkina ? ». Et ce fut une occasion pour les responsables des syndicats de mettre en garde les acteurs politiques contre toute tentative de créer le désordre.

« S’il y a du bruit, nous allons paralyser le pays pendant une ou deux semaines », a déclaré le Secrétaire général (SG) du Syndicat national des Commerçants du Burkina (SYNAT-COM-B), Roch Donatien Nagalo. Et Paul Kaboré, SG de l’Organisation nationale des syndicats libres (ONSL) du Burkina, d’abonder dans le même sens en mettant en garde les acteurs politiques. Ces déclarations ont été faites au cours du congrès du SYNAT-COM-B, le 9 juillet dernier à Ouagadougou, avec pour thème : « quel avenir pour le commerce au Burkina ? ». Et c’était une façon pour les responsables des commerçants d’interpeller les autorités sur la situation nationale. Par rapport au thème, le secrétaire général du syndicat des commerçants a rappelé que le commerce est un maillon essentiel pour le développement d’un pays, mais, dit-il, le problème de garantie est le premier et principal obstacle au financement des commerçants, surtout les petits et moyens commerces. Et Roch Donatien Nagalo de donner des chiffres en rappelant qu’au Burkina, 749 personnes sur 800, soit 93,62% mettent au-devant le problème de garantie. Il a ajouté que les grandes puissances ont évolué par un investissement accru des petits et moyens commerces. C’est l’ensemble de ces entreprises, souligne le SG du SYNAT-COM-B qui, de par le temps et leur secteur, arrivent à émerger en grandes entreprises avant d’ajouter que pour y arriver, il faut l’union et la cohésion, gages de toute action de promotion du commerce.

C’est ce qui explique la mise en place du Fonds de garantie commercial (FGC), initié pour et par les commerçants à hauteur de 100 milliards de FCFA. Le but est de développer leurs activités commerciales afin de faciliter de façon plus souple, rapide et efficace, l’accès aux prêts et aux fonds propres pour les commerçants, pour continuer à éradiquer les obstacles que rencontrent les activités commerciales. Et Roch Donatien Nagalo de relever que ce fonds se portera garant pour que tous ceux qui veulent intervenir ou mener des activités dans le cadre du privé puissent avoir accès aux financements. Pour lui, il y a des gens qui ont de beaux projets, mais qui vont finir par disparaître sans pouvoir les réaliser par manque de moyens. En s’interrogeant sur l’avenir du commerce au Burkina, le directeur de cabinet du Premier ministre, Job Ouédraogo, s’est réjoui de cette nouvelle vision des commerçants, tout en leur faisant savoir qu’ils s’engagent ainsi à consolider les bases de l’économie du Burkina. Le vœu du représentant du Premier ministre est que ce fonds voit véritablement le jour et qu’il puisse être animé par des hommes et des femmes qui ont la vision de départ, pour que ceux qui y croient ne soient pas déçus. Le fonds de garantie commercial est donc une solution aux problèmes des commerçants.

Antoine BATTIONO
Le Pays/camer.be

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