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Développement

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Burkina Faso-Rapport Diagnostic Secteur Privé Pays(DSPP) Augmenter les investissements du secteur privé pour soutenir la croissance (Banque Mondiale)

Le groupe de la Banque Mondiale au Burkina Faso et ses partenaires ont rendu public le rapport Diagnostic Secteur Privé Pays(DSPP) du Burkina Faso. Dans un contexte sécuritaire sensible avec une forte croissance démographique et une baisse des taux d’emploi des jeunes. Ce climat impacte relativement l’économie nationale. La dernière mise à jour du rapport DSPP analyse en profondeur cette situation et recommande pour cela le développement et la mobilisation du secteur privé pour renforcer la résilience économique du Burkina Faso.

Selon le DSPP, au Burkina Faso le produit intérieur brut (PIB) total s’établit à environ 13 milliards USD soit 7 660 milliards de FCFA. Le pays connaît une croissance démographique rapide, et un taux de fécondité parmi les plus élevés du monde (5,3 naissances par femme). La population burkinabè augmente de près de 3 % par an, mais le pays ne crée pas suffisamment d’emplois pour absorber sa population supplémentaire dans la population active. Malgré un taux de chômage faible, inférieur à 7 %, l’inactivité est généralisée et concerne plus du tiers de la population en âge de travailler.

Le taux de pauvreté extrême est de 40 % et un PIB annuel par habitant atteignant à peine 650 USD soit 400 000 FCFA. Moins de 20 % de la population burkinabè ont accès à l’électricité (moins de 1 % dans les zones rurales), moins du tiers des adultes est alphabétisé et 75 % de la population rurale vivent à plus de deux kilomètres d’une route en état acceptable ou satisfaisant.

Après les évènements de 2014 qui ont conduit à un changement démocratique au pays des Hommes intègres, le Burkina Faso fait face à une morosité économique.  A ce propos, le DSPP s’est adjugé pour objectif d’examiner « s’il existe pour le secteur privé des possibilités de contribuer plus substantiellement au développement du Burkina Faso. »

Entreprendre des démarches structurées et synergétiques, accompagnées de réformes politiques appropriées comme réponse à la situation économique actuelle

Il ressort tout d’abord que malgré les risques sécuritaires, l’économie burkinabè montre des signes de résilience et l’investissement persiste. En effet, malgré les risques sécuritaires, climatiques et budgétaires, les perspectives de croissance restent positives, avec un taux de croissance annuel moyen du PIB réel qui devrait avoisiner 6 % à moyen terme.

Egalement, dans les cinq années à venir, il sera essentiel pour le Burkina Faso de s’attaquer en priorité à un certain nombre de goulets d’étranglement s’il veut développer et mobiliser son secteur privé pour renforcer sa résilience économique, notamment dans l’agriculture où le pays dispose d’un avantage comparatif. Parallèlement, le potentiel catalyseur des chaînes de valeur minières et des applications des TIC devra également être mobilisé, car ces deux secteurs sont en mesure de réduire certains des goulets d’étranglement des secteurs infrastructurels, tout en contribuant à améliorer les performances des chaînes de valeur agricoles à fort potentiel.

Cependant le DSSP précise que pour saisir ces opportunités, il convient d’entreprendre des démarches structurées et synergétiques, accompagnées de réformes politiques appropriées. Plus précisément, le Burkina Faso pourra profiter de ce potentiel en comblant les lacunes infrastructurelles, y compris grâce aux solutions portées par le secteur privé. Le pays devra diversifier t l’agriculture au-delà du coton, à partir des chaînes de valeur présentant un avantage comparatif. Ensuite il doit exploiter les secteurs catalyseurs –des applications TIC et des chaînes de valeur minières- pour stimuler l’agriculture et développer les infrastructures et enfin saisir les opportunités régionales pour tirer profit de l’intégration régionale.

Du reste, le Diagnostic secteur privé pays (DSPP) propose une plateforme d’action visant à stimuler le développement du Burkina Faso par le biais d’une augmentation des investissements du secteur privé. Toute qui pourrait être d’une grande contribution pour le pouvoir public, le secteur privé et les acteurs de développement.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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