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Burkina Faso : « (…) près de 500 000 personnes pourraient sombrer dans l’extrême pauvreté d’ici à la fin de 2020 suite à la crise de la COVID-19 »

Le bureau de la Banque Mondiale au Burkina Faso a organisé le 1er octobre 2020, un atelier virtuel de dissémination des résultats de l’étude sur la situation de l’économie et de la pauvreté dans le contexte de la Covid-19.

Intitulée « Burkina Faso – Note sur la Situation de l’Economie et de la Pauvreté au Temps de la COVID-19 », révèle deux faits importants.

Les entreprises paient déjà un lourd tribut du fait des mesures de distanciation sociale prises au deuxième trimestre 2020, et plus généralement du ralentissement économique. Les fermetures temporaires d’entreprises, la réduction des heures de travail, les mesures de confinement ont particulièrement touché le secteur des services, plus précisément la restauration et l’hôtellerie, le commerce et les transports. De surcroit, la double crise sécuritaire et humanitaire a tendance à réduire la disponibilité de main-d’œuvre dans certaines régions, ce qui affecte négativement la production, en particulier dans les secteurs minier et agricole. Tous ces facteurs conjugués à la récession économique mondiale affectent négativement et durablement l’économie du Burkina Faso.

D’autre part, sur le plan de la pauvreté, l’impact de la pandémie de COVID-19 devrait également affecter sévèrement les ménages. Selon des estimations préliminaires, près de 500 000 personnes pourraient sombrer dans l’extrême pauvreté d’ici à la fin de 2020 suite à la crise du COVID-19, et ce nombre pourrait atteindre 1 million d’ici la fin 2021. A court et moyen terme, la plupart des ménages subiront des pertes directes de revenus en raison de licenciements, du ralentissement de l’activité économique, ou encore de la réduction des envois de fonds des migrants. A long terme, une dégradation de la dotation en capital humain est à redouter : par exemple, la fermeture temporaire d’écoles risque de réduire les temps d’apprentissage et augmenter taux d’abandon scolaire, en particulier chez les filles et les plus vulnérables.

De l’avis de la Représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, Maimouna Fam Mbow, cette étude permet de comprendre la situation de l’économie burkinabè ainsi que les opportunités, de voir les résultats et préparer les bases d’une relance économique soutenue.

La Représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, Maimouna Fam Mbow

C’est pourquoi pour minimiser les effets négatifs de la pandémie de COVID-19 sur l’économie et la pauvreté, les auteurs du rapport préconisent des mesures pour renforcer les systèmes de santé publique et de protection sociale. Ils rappellent également la nécessité de protéger les emplois, les micros, petites et moyennes entreprises, tout en veillant à la sécurité alimentaire. Par ailleurs, ils soulignent l’urgence de maintenir les services publics essentiels, notamment ceux du secteur de l’éducation.

Issus des différents départements ministériels, de la société civile, d’organisation non gouvernementale, des médias et de la diplomatie, les participants ont commenté les résultats de l’étude.

En guise de quelques recommandations, il ressort la prise en compte d’une meilleure gestion de la question eau et l’accompagnement du secteur agricole entre autres.

 

Balguissa Sawadogo

Eocdufaso.com/Ecodafrik.com

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