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Burkina Faso, nouveau Président élu, anciens défis socio-économiques

Les burkinabè ont pris d’assaut les bureaux de vote le 29 novembre 2015 à travers une forte participation estimée à 60% avec plus de 5 millions d’inscrits, pour élire leur futur Président post transition mais aussi les nouveaux députés qui vont siéger à l’Assemblée Nationale. Au sortir de ce scrutin, Rock Mark Christian Kaboré est celui dont l’offre politique aurait retenu plus d’attention et d’assentiment. Le Président nouvellement élu n’aura cependant pas une tâche facile à en croire certains analystes au vue des attentes socio-économiques existantes des burkinabè. Tour d’horizon sur les enjeux et défis socio-économiques qui attendent le nouveau président burkinabè.

Le Burkina Faso est un pays en développement avec une population estimée à environ 15 millions d’habitants. Le pays est classé pays en développement où le citoyen moyen vit à peu près avec moins d’un euro par jour. Cette situation est d’autant plus critique et ne semble pas s’améliorer avec le paradoxe parlant entre la croissance démographique et la demande socio-économique réelle. L’enquête Afro-baromètre/CGD de 2013 effectuée auprès des populations, affiche les dix problèmes prioritaires par ordre d’importance tels que suivent: eau, santé, insécurité alimentaire, chômage, pauvreté et exclusion sociale, infrastructures routières, agriculture crimes et insécurité, salaire et revenu corruption électricité prêts crédits. Mais l’on constate parmi ces secteurs prioritaires dont fait cas les résultats de l’enquête, que le secteur éducation aussi très important n’a pas été relevé par ces communautés. Oubli ou limite des données, en tout état de cause, il est clair que tous ces points relevés de l’enquête constituent de véritables défis pour le quinquennat à venir.

La démographie burkinabè est galopante à en croire certaines données statistiques. Selon l’Institut Free Afrik, il est observé un « doublement de la population chaque 25 ans ». Cette progression augmente la demande en tout genre même si l’on constate une offre qui s’amenuise d’année en année. L’on constate clairement un défi crucial de contrôle de la progression démographique à travers des projets et programmes. La prise en compte de cette progression démographique doit faire l’objet d’une attention particulière par les politiques en termes d’offres santé, éduction, infrastructures, etc.

En tous cas, le constat de cette progression est évident sur les secteurs comme la santé. L’état des lieux du secteur santé au Burkina Faso affiche un climat un peu plus désolant. Problème de financement, d’investissement, problème de sous-équipements, une vision de la santé dominée par la massification des soins, etc.
Le secteur de l’éduction affiche une mine aussi alarmante. Il n’y a qu’à faire un tour à l’Université de Ouagadougou pour observer les nombres pléthoriques d’étudiants dans les amphithéâtres entrainant du même coup une insuffisance d’enseignants et la baisse du niveau des étudiants, due au choix de politique éducative du primaire au secondaire et au supérieur. Les Universités et écoles privées ne restent pas en marge de cette décroissance scolaire. Mais là aussi, le problème de la qualité de l’enseignement qui y est donné est absolument mis en cause au détriment des des scolarités colossales non moins équivalentes à la qualité de l’offre éducative très souvent décriée par certains.

Le problème de l’énergie ne reste pas en marge des défis du prochain quinquennat. L’écart croissant entre l’offre et la demande d’électricité, le sous- investissement dans le secteur, les difficultés financières rencontrées par les deux structures y afférant notamment la SONHABY et la SONABEL, faiblesse de la régulation, absence d’investissement suffisant dans l’économie d’énergie sont tant de problèmes soulignés par l’Institut Free Afrik dans une étude sur le secteur. A tout cela il ne faut pas ausculter les défis du péril environnemental, le chômage des jeunes en milieu urbain et rural (il n’existerait pas à ce jour des statistiques actualisés sur ce point) et la vie chère. Pour l’heure, ces enjeux socio-économiques méritent d’être mis à nue dans l’objectif d’arriver à de vrais engagements politiques axés sur les résultats et qui se distingueront du déjà vue.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/Groupe Ecodafrik

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