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Burkina Faso-France : La coopération se renforce autour de l’encadrement du secteur aurifère artisanal

Crédit photo MMC

Ce jour 16 Juillet 2019 en milieu de matinée, a eu lieu une signature de convention entre le Burkina Faso et la France. Cette convention est relative à l’appui à l’encadrement du secteur minier artisanal et à travers elle, la France procède à un don de 600 millions de francs CFA au Burkina Faso. Selon Oumarou IDANI, Ministre des Mines et des Carrières, ce montant servira à la mise en place d’un projet dont l’objectif global est de « promouvoir les bonnes pratiques dans l’exploitation minière artisanale tout en minimisant ses impacts négatifs sur l’environnement et sur la santé humaine ». 

Au titre de l’année 2019, ce projet qui s’étale sur deux ans et exécuté par l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et Semi-mécanisées (ANEEMAS) permettra respectivement de :

– réaliser des études prospectives dans le domaine des exploitations minières artisanales ;

– renforcer les capacités des acteurs de la chaîne des exploitations minières artisanales ;

– acquérir les équipements nécessaires à des opérations pilotes d’exploitation minières artisanales responsables.

Pour Xavier LAPEYRE de CABANES, ambassadeur de France au Burkina Faso, son pays qui est partie à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), soutient un projet convaincant. Il parait utile également pour son pays de contribuer à sortir l’artisanat minier du désordre qui le caractérise : allusion est certainement faite aux nuisances environnementales et sociales provoquées par nombre d’artisans miniers.

Un projet qui modernisera les exploitations minières artisanales

Pour le Ministre Oumarou IDANI, ce projet renforcera la dynamique du sous-secteur artisanale burkinabè en cours de réforme. Le métier d’artisan minier est reconnu et valorisé à travers l’octroi de cartes professionnelles. Les sites d’artisanat minier seront dorénavant aménagés en zones d’extractions, zones de traitement et zones d’habitations. La France vient ainsi en soutien à une dynamique qui remonte au 15ème siècle. C’est depuis cette période que l’artisanat minier aurait débuté au pays des hommes intègres avant de prendre de l’ampleur dans les années 70 à la faveur des grandes sècheresses.

Vers 1986, le gouvernement burkinabè s’implique dans l’encadrement de l’orpaillage en créant la Compagnie Burkinabè des Métaux Précieux (CBMP). Après la liquidation de la CBMP en 2004, l’Etat burkinabè choisit la réglementation du secteur par l’octroi de permis d’exploitations artisanales et de permis d’exploitations semi-mécanisées.

A présent, l’encadrement de l’artisanat minier est du ressort de l’ANEEMAS créé en 2015.

DCPM/MMC

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