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Burkina Faso – Formation de formateurs en journalisme politique : les virages décisifs de 2015 dans le viseur

« Médias, élections et citoyenneté ». C’est autour de ce thème que s’est ouvert ce lundi, 1er décembre 2014 à Ouagadougou, un atelier régional de formation de formateurs en journalisme politique. Cette formation regroupe dix (10) journalistes professionnels radio venus du Bénin, Burkina, de la Côte d’Ivoire, du Niger et de la République démocratique du Congo et va durer jusqu’au 20 décembre prochain. Organisé par l’agence française de coopération médias, CFI, en partenariat avec l’Union nationale de l’audiovisuel libre du Faso (UNALFA), l’activité est placée sous le parrainage de la présidente du Conseil supérieur de la communication (Burkina), Nathalie Somé, et le parrainage du ministre burkinabè de la communication, Frédéric Nikiéma.

Le projet de formation de formateurs en journalisme politique arrive à un « moment particulièrement important » où, non seulement, le Burkina Faso vient de vivre une insurrection populaire (30 et 31 octobre) avec un « rôle remarqué » de la presse mais aussi dans un contexte pré-échéances électorales dans les cinq (5) pays concernés par l’initiative à savoir le Bénin, Burkina, la Côte d’Ivoire, le Niger et la République démocratique du Congo. Les élections électorales, une période décisive dans la vie des pays au regard des enjeux liés au processus. Ce qui explique certainement ce dispositif des géniteurs de cet atelier régional des hommes de médias. Pour le vice-président du Conseil supérieur de la Communication, Désiré Comboïgo, représentant la présidente de l’institution, 2015 est une année électorale majeure dans les cinq (5) pays sus-énumérés et le rôle de la presse dans la couverture du processus électoral et dans la sensibilisation des citoyens est fondamentalement attendu à un niveau professionnel très élevé. De son avis donc, l’intérêt et l’impact de cette formation, dans le contexte spécifique d’où sort le Burkina et celui des échéances électorales sont d’un apport très attendu. « Ce que nous attendons de ce projet, c’est de disposer d’un réseau spécialisé de journalistes points focaux dans les différentes rédactions. C’est également d’atteindre un niveau de professionnalisme élevé dans la gestion des actualités liées aux élections, ce, en amont et en aval, sans oublier la délicate période de la couverture électorale en elle-même qui fait l’objet d’une attention particulière de notre institution », a-t-il exprimé. Dix (10) participants prennent part à cette formation, en raison de deux (2) par pays. Au Burkina, ce sont Soumaïla Rabo, rédacteur en chef de la radio Savane FM et Abdoul Wahab Nombré de la radio municipale de Ouaga qui bénéficient de ce stage. A en croire Emilie Bergouignan, chef des projets CFI, l’idée est de favoriser un traitement citoyen du politique, assez éloigné de la politique politicienne. Chaîne de télévision de par le passé, CFI est devenu une agence française de coopération médias et accompagne à ce titre, les acteurs du secteur des médias, publics ou privés, afin de renforcer les processus de modernisation et de démocratisation. L’agence conduit une cinquantaine de projets qui s’inscrivent dans quatre(4) grands programmes : médias et pluralisme, médias et entreprise, médias et développement, médias et ressources humaines. On relève, dans cet élan, qu’il y a environ deux mois, l’agence (CFI) a initié une formation à l’intention de plusieurs journalistes pour une communication harmonisée et appropriée sur la maladie à virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest.

L’insurrection populaire au Burkina, désormais un repère !

Formation de formateurs en journalisme politique2

Pour le formateur, Jean-Marie Coat, (ancien animateur du service économique de RFI), l’idée, c’est de remettre la vie citoyenne au cœur des médias ; sortir de la politique politicienne et faire entendre la voix de ceux qui ont des attentes sociales, économiques, en termes d’éducation, de santé, d’environnement etc. Il s’agit de « former des journalistes professionnels à former d’autres journalistes professionnels » qui, dans leur pays respectif, pourront relayer ce message et cette méthodologie pour remettre la chose citoyenne au cœur du débat politique. La formation sera articulée autour de plusieurs thématiques (voir encadré, ci-dessous) et va s’incarner en théorie et pratique.
Le premier responsable de l’UNALFA, Charlemagne Abissi a, pour sa part, rappelé que ce projet de renforcement des capacités des journalistes arrive à un moment où « les gens se sont exprimés de façon magistrale et la presse a joué un rôle qu’elle n’avait, jusque-là, pas joué ». Pour lui, il est donc de bon aloi qu’une formation vienne capitaliser tout cela et vulgariser les acquis, de façon à « renforcer » le rôle qui lui (la presse) est assigné. « A partir de fin octobre, les choses ont changé et il faudra encadrer tout cela afin qu’on puisse travailler pour l’ensemble du pays, en tant que médias », a-t-il soutenu.

Formation de formateurs en journalisme politique3

La cérémonie d’ouverture de l’atelier régional a connu la présence de plusieurs patrons et représentants de presse ainsi que de représentants d’institutions internationales.
Pour mémoire, l’UNALFA, érigée en 1995, vise entre autres, à créer un cadre de solidarité entre ses membres, promouvoir l’échange de programme à l’intérieur et à l’extérieur du Burkina, contribuer à la promotion de la communication sociale et à l’éducation populaire et à soutenir toutes les activités de développement en faveur des populations burkinabé, tant dans la promotion du respect des droits de l’homme, de la protection de l’environnement, de la lutte contre l’intolérance, les exclusions diverses et le racisme .

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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