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Burkina Faso : Entre 3000 et 4000 tonnes de pommes de terre par an

La pomme de terre est une des nombreuses spéculations maraîchères du Burkina Faso. Ce tubercule est en majorité cultivé dans la province du Yatenga, dans le centre-nord du Burkina Faso, où on retrouve 44% des surfaces cultivées et 56% des volumes récoltés à l’échelle nationale.

Les principales zones de production sont Ouahigouya dans la province du Yatenga, Karankasso Sambla dans la province du Houet et la plaine du Sourou. La pomme de terre est cultivée en contre saison comme les nombreuses spéculations maraîchères sur de petites superficies en général. La culture est nécessairement irriguée et la disponibilité d’une source d’eau est une condition sine qua non à son implantation. Les plantations sont effectuées d’octobre à décembre et les récoltes s’échelonnent de janvier à mars. Les variétés cultivées sont peu nombreuses et sont dominées par la variété Sahel. Les semences sont des plants certifiés d’origine principalement française et ne sont disponibles généralement qu’au mois de novembre. Les cultures de primeurs sont réalisées à partir de plants reconduits des cultures de consommation de la campagne précédente. Le Burkina Faso est donc entièrement dépendant de l’extérieur pour son approvisionnement en plants, la production locale étant négligeable. Il importe annuellement entre 150 et 250 tonnes de plants certifiés qui sont vendus aux producteurs entre 900 et 1 000 F CFA/kg. Le niveau de la production nationale de la pomme de terre reste difficile à apprécier mais est estimé entre 3 000 et 4 000 tonnes. Cette production est loin de satisfaire la demande nationale, d’où des importations régulières de pomme de terre de consommation. Considérée au départ comme un produit de luxe, la pomme de terre est de plus en plus consommée par une grande partie de la population tant en milieu urbain qu’en milieu rural. La pomme de terre, qui était considérée comme une culture de rente, tend à devenir aussi une culture de diversification alimentaire. Ouagadougou et Bobo-Dioulasso absorbent la quasi totalité de la pomme de terre de production locale et importée. Les consommateurs sont en majorité des nationaux aisés et des expatriés. Toutefois, pendant la période d’abondance (juste après les récoltes), le produit est accessible à un plus grand nombre de personnes. La pomme de terre est consommée essentiellement sous deux formes : le ragoût et les frites. La transformation est embryonnaire et dans tous les cas artisanale. Les possibilités de conservation étant très limitées, le marché est approvisionné de manière irrégulière, ce qui a d’importantes répercussions sur les cours : chute brutale des prix en période d’abondance (150 à 200 FCFA/kg en février – mars), montée rapide quand le produit devient rare (entre 500 et 700 FCFA/kg quelques mois plus tard. A ce moment, c’est l’importation (du Mali et d’Europe) qui intervient pour compenser l’insuffisance de la production locale. Selon une étude réalisée par le CILSS en 2003, l’exportation de la pomme de terre burkinabè vers les pays voisins est marginale. Tout compte fait, la pomme de terre occupe une place de choix dans l’économie nationale. Depuis 2002, la ville de Titao, dans la région du Nord a institué une fête de la pomme de terre afin de favoriser la production et la commercialisation de ce tubercule. Dans cette localité, la production du tubercule jaune a connu un nette croissance allant de 880 tonnes soit 22t/hectares en 2011 à plus de 3000 tonnes en 2015, soit 30 tonnes/hectares. En Afrique de l’Ouest, en 2009 et selon la FAO, le Burkina Faso faisait partie des 05 principaux pays producteurs de pommes de terre après le Mali, le Niger, la Guinée et le Sénégal.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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