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Burkina Faso-Economie-Finances-Développement : 2016, un signe de la reprise progressive de la confiance du monde des affaires

En fin décembre 2016, les indicateurs de l’économie burkinabè dans son ensemble affichaient de belles performances. Ils ont été partagés aux professionnels des médias autour d’un face à face en guise d’exercice de redevabilité citoyenne le jeudi 12 janvier 2017 dans la salle de conférence de la DGCOOP à Ouagadougou en présence des premiers responsables en charge de l’économie.
 

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Prédise comme étant l’année de la relance économique du Burkina Faso, 2016 a été bien plus aux titres des acquis dévoilés par le ministère en charge de l’économie. Le bilan 2016 du ministère en charge de l’économie a de quoi se satisfaire.
Pour ce qui concerne le volet « pilotage de l’économie et de gestion du développement », le Burkina a enregistré en 2016, l’élaboration et l’adoption du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Elle a été suivie de la conférence des partenaires à Paris en vue du financement du PNDES d’où résulte des intentions de financement des partenaires à hauteur de plus de 18 000 milliards FCFA attendus.
Auss, le taux de croissance attendu en 2016 est de 5,4% contre 4,0% en 2015. Cette « accélération » de la croissance en 2016 est le signe de la reprise progressive de la confiance du monde des affaires et des partenaires techniques et financiers après les dures épreuves traversées par le pays.
Sur le plan des finances publiques, des efforts salutaires ont été faits dans la mobilisation de ressources propres. Ainsi, 1230,40 milliards FCFA ont été recouvrés au titre des recettes propres pour une prévision annuelle de 1 286,83 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 95,62%. En comparaison annuelle, c’est une progression de 16% par rapport à 2015. La réduction du stock et du flux des chèques impayés ainsi que l’adoption du budget de l’Etat, exercice 2017 couplés à la bonne exécution du budget 2016 s’inscrivent également aux titres des acquis de 2016.
En termes de recettes, en 2016 la mobilisation des recettes propres est en hausse de 156,37 milliards de FCFA en valeur absolue par rapport à 2015 à la même période qui enregistrait un niveau de 1060,28 milliards FCFA. Au 31 décembre, le niveau de mobilisation global provisoire des recettes se chiffre à 1 704,78 milliards de francs CFA pour une prévision de 1945,21 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 87,64%. En valeur absolue, ce niveau est en hausse de 176,58 milliards de FCFA par rapport à 2015 à la même période. En effet, aux 31 décembre 2015, le niveau de mobilisation de recettes était de 1528,20 milliards de FCFA pour une prévision 1741,63 milliards de FCFA soit un taux de 87,74%.
A ces acquis, il faut compter également les réformes engrangées par le département de l’économie pour plus de performances surtout dans le domaine de la commande publique.
En vue d’alléger les conditions d’exécution des projets et programmes et activités de développement au Burkina Faso, une loi a été adoptée le 22 juillet 2016 et a permis de réduire substantiellement, au profit de sept (07) secteurs, le délai de passation des marchés publics. Ce délai est passé de 90 jours à 15 jours sans recours et 20 jours avec recours pour les procédures de droit commun en appel d’offre ouvert. En outre, la loi portant réglementation générale de la commande publique a été adoptée le 02 décembre par l’Assemblée Nationale. Cette loi vise à assurer la conformité du dispositif national de gestion de la commande publique avec les normes internationales et à garantir l’indépendance du mécanisme de régulation en la matière.
A noter que durant cet entretien avec la presse, les questions ont tout particulièrement porté sur le PNDES, sa gouvernance et sa mise en œuvre du PNDES. A cela, le ministre en charge de l’Economie des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly s’est voulue rassurante. «Arrêtez de vous faire peur. Il y a une administration qui mettait en œuvre les politiques de développement et elle va poursuivre son action. De plus, nous allons promouvoir le faire-faire à travers la mise en place d’agences. Il faut noter que le Burkina Faso compte s’inspirer de l’expérience des champions en matière de suivi-évaluation (Malaisie, Tanzanie et Rwanda) pour s’assurer de l’utilisation efficiente des ressources. Bref, tout est sous contrôle», a-t-elle expliqué.
Mme Coulibaly/Sori a aussi invité l’ensemble des acteurs de l’économie burkinabè au travail ainsi qu’à une meilleure appropriation du PNDES pour une véritable croissance économique au Burkina Faso en 2017.
 

Balguissa Sawadogo
ecodufaso.com / ecodafrik.com

 
 
 
Encadré (extrait dossier de presse) : Le détail des recouvrements par régie se présente comme suit :
– DGTCP : 136,60 milliards de francs CFA sur une prévision annuelle de 151,86 milliards de francs CFA, soit un taux de réalisation de 89,95% ;
– DGD : 487,72 milliards de francs CFA sur une prévision annuelle de 512,03 milliards de francs CFA, soit un taux de réalisation de 95,25% ;
– DGI : 592,34 milliards de francs CFA sur une prévision annuelle de 622,94 de francs CFA, soit un taux de réalisation de 95,09%.

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