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Burkina Faso : croissance en recul et budget d’austérité pour le nouveau gouvernement

Le gouvernement de transition burkinabè a revu à la baisse les prévisions de croissance pour 2014 à 5,1 % contre 6,8% intialement. Le budget 2015, en préparation, devrait être inférieur à celui de cette année.

En 2014, le PIB du Burkina Faso ne devrait croître que de 5,1 %, a annoncé le ministre de l’Économie et des Finances Jean Gustave Sanon. Une performance inférieure aux 6,8 % prévus mais proche de la moyenne enregistrée depuis 2007.

Cette révision est une conséquence du climat d’incertitude qui a précédé la tentative de révision constitutionnelle de Blaise Compaoré et s’est accentué avec son départ, suite aux manifestations de fin octobre. Les recettes fiscales et douanières du pays, note Jean Gustave Sanon, sont inférieures aux attentes : 406 milliards de F CFA récoltés sur les neuf premiers mois de l’année sur les 605 milliards de FCFA prévus.

Une situation due, estime le grand argentier burkinabè, à l’attentisme des investisseurs et aux difficultés de l’industrie aurifère (20 % des recettes fiscales). Dans ce contexte, le gouvernement de transition prépare un budget 2015 d’austérité – « sincère et réaliste », selon le ministre – qui devrait être inférieur à celui de 2014.

Confiance

Jean Gustave Sanon cherche également à rétablir la confiance des investisseurs et des bailleurs de fonds. Une tâche qui s’annonce difficile au vu des destructions de biens et d’infrastructures industrielles constatées durant les « jours de colère » de fin octobre, dont le coût est estimé à plusieurs centaines de milliards de F CFA.

Le groupe Azalaï, dont l’hôtel à Ouagadougou a été saccagé, a dû licencier plus de deux tiers de ses effectifs locaux (104 agents sur 134). À ces entrepreneurs et aux institutions de coopération le ministre de l’Économie burkinabè promet de travailler à « améliorer le climat des affaires » à travers la sécurité juridique et la lutte contre la corruption. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue la semaine prochaine pour mieux analyser la situation économique du pays.

PAR NADOUN COULIBALY, À OUAGADOUGOU
jeuneafrique.com

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