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Burkina Faso : Comment développer l’industrie cinématographique ?

Pour de nombreux réalisateurs, faire du cinéma en Afrique s’apparente à un véritable parcours du combattant. La production est onéreuse. Les subventions se raréfient d’année en année. Les salles de cinéma mettent la clef sous le paillasson les unes après les autres dans certains pays. Même là où ces salles existent, la culture cinématographique n’est pas encore suffisamment encrée dans les mœurs. Et pour ne rien arranger, les pirates se sucrent sur le dos de ceux-là qui ont investi de leur personne et de leurs moyens pour offrir des œuvres de belle facture aux cinéphiles. Faut-il pour autant renoncer à faire du cinéma ? Non. Au grand jamais !

Bravant toutes ces contraintes et par amour pour leur métier, les réalisateurs continuent donc à faire rêver des millions d’africains par leurs productions. A ceux-ci, il faut permettre de vivre et de bien vivre de leur art. Et c’est là que l’industrie cinématographique revêt toute son importance. Aujourd’hui, les industries cinématographiques et touristiques sont novatrices. Elles apportent un plus à la structuration économique des pays. Il faut se demander comment agir pour que l’Afrique s’insère dans une nouvelle voie. Relever ce défi, c’est faire en sorte que le cinéma africain progresse, qu’il ait des structures de production, de distribution, qu’il se dote de salles de cinéma performantes avec toutes les capacités technologiques.

En plus de ces conditions, il faut s’en doute également songer à la défiscalisation des produits du cinéma, à la lutte contre la piraterie, à la formation et à la professionnalisation. Le temps du « réalisateur-scénariste- producteur-distributeur » doit laisser la place à des professions spécifiques autour du cinéma. L’accent doit également être mis sur la critique car celle-ci permet de se regarder dans la glace pour se corriger. Evidemment, pour être concluantes, toutes les conditions d’émergence d’industries cinématographiques doivent s’insérer dans des politiques nationales ou sous régionales rigoureuses de promotion du cinéma. A ce titre, le FESPACO reste assurément un lieu mythique qui sort le cinéma continental du ghetto. Ouagadougou ouvre ce festival à tous les cinémas d’Afrique. C’est un lieu de rendez-vous obligé pour évoquer et montrer le cinéma africain dans tous ses aspects et ses défaillances. Le flambeau doit donc toujours rester allumé !

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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