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Burkina Faso : 50 milliards de la Banque mondiale pour renforcer les filets sociaux

Le ministre de l’Economie, des finances et du développement Lassané Kaboré a procédé à la signature d’un accord de financement de 50 milliards de F CFA au profit du projet filets sociaux avec le représentant résident de la banque mondiale, Cheick Kanté. La cérémonie solennelle a eu lieu le mercredi 19 juin 2019, en présence du ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Laurence Ilboudo.

L’accord de convention signé entre le ministre de l’Economie, des finances et du développement Lassané Kaboré et le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso Cheick Kanté, est relatif au deuxième financement additionnel du projet filets sociaux dont l’objectif de développement est « d’accroitre l’accès des ménages pauvres et vulnérables aux filets sociaux au Burkina Faso ».

Ce financement additionnel est composé d’un crédit de 7 millions de dollars et d’un don de 93 millions de dollars, soit un montant total de 100 millions de dollars US.
Le représentant résidant de la Banque mondiale Cheick Kanté, annonce que ce financement est la contribution de la banque mondiale à la mise en œuvre de la vision du gouvernement d’étendre d’une part les actions du projet filets sociaux à l’ensemble du pays, et d’autre part, d’adresser une réponse appropriée aux besoins des réfugiés et des communautés hôtes.

En effet, les activités du projet filets sociaux ont démarré en 2015, dans la région du Nord avant de s’étendre à trois autres régions en 2017, le Centre-ouest, le Centre-est et l’Est en couvrant quatorze province. Cette première phase du projet, d’un coût global de 25 milliards de F CFA, a bénéficié à 101 600 personnes de 66 communes, selon le ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de l’action humanitaire, Laurence Ilboudo. Malgré ces efforts, le ministre Laurence Ilboudo, note que les indicateurs de développement humain restent faibles et une partie importante de la population vit toujours en dessous du seuil de pauvreté. C’est ce qui a nécessité ce second appui de la Banque mondiale à la suite d’une demande du gouvernement burkinabé.

A en croire madame le ministre, ce nouveau financement va profiter directement à 135 000 autres bénéficiaires et près de 690 000 bénéficiaires indirects. Il concernera les transferts monétaires classiques comme dans le cas de la première phase et une nouvelle composante, celle des travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) au profit des communautés refugiées et de leurs hôtes dans le Sahel. Autres domaines concernés par cette phase sont, la prévention de la violence sexiste, la stigmatisation et les abus sociaux et des mesures d’accompagnement dans la région du Sahel, pour la mise en place d’un dispositif d’enseignement primaire par la radio au profit des élèves du primaire déscolarisés.

Sur ce dernier point, Laurence Ilboudo, explique qu’il s’agit de mesures d’apprentissage radio pour les enfants victimes des fermetures d’écoles afin de les permettre de rester en veille par rapport à ce qu’il doivent apprendre ou ont appris. Elle rassure la Banque mondiale de la bonne gestion de la ressource accordée au profit des populations vulnérables.

Le projet sera exécuté jusqu’en 2024.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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