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Burkina Faso : 4% de taux de croissance en 2014 pour une prévision de 6,7%

La situation économique et financière du Burkina Faso en 2014 fait état d’un ralentissement des activités économiques et financières, dû essentiellement à la baisse des cours de coton et de l’or, à la maladie d’Ebola et aux remous sociopolitiques tout au long de l’année 2014, selon un rapport du ministère burkinabè de l’Economie et des Finances rendu public, jeudi à Ouagadougou.

Les estimations font état d’un taux de croissance de 4% en 2014 pour une prévision initiale de 6,7% en avril 2014 contre 6,6% en 2013.

Selon le rapport, l’activité économique en 2015 devrait connaître une légère reprise après le ralentissement observé en 2014. La croissance économique ressortirait à 5% en 2015.

Cette reprise est expliquée par une légère hausse des investissements publics, un rebond de la production agricole et de l’activité des services, malgré le contexte toujours marqué par une méfiance des investisseurs, la faiblesse des cours des matières premières exportées (or, coton), l’appréciation du cours du dollar et la stagnation du secteur minier.

En 2014, la décélération de l’activité est imputable au ralentissement de l’ensemble des secteurs économiques qui ont été affectés aussi bien par des chocs exogènes qu’internes, indique le rapport.

Au rang de ces facteurs figurent, entre autres, la pluviométrie peu satisfaisante, la baisse des cours de coton et de l’or ( principaux produits d’exportation du pays), l’impact de l’épidémie d’Ebola dans la région sur le secteur des services.

Il faut aussi noter le fléchissement des cours de pétrole contrebalancé dans une certaine mesure par l’appréciation du dollar vis-à-vis du franc CFA et la crise sociopolitique en 2014 qui a atteint son paroxysme avec l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Concernant la production, le secteur primaire en termes de valeur ajoutée n’a progressé que de 1,8% en 2014 contre 3,5% en 2013 en raison de la baisse de l’agriculture céréalière (-8,2%) et des cultures vivrières (-22%) consécutive à une pluviométrie peu satisfaisante.

En dépit de la bonne tenue des industries extractives avec un accroissement de la production d’or de 10,1% et du zinc qui a triplé, le secteur secondaire a enregistré la baisse de régime la plus importante (+5,1% en 2014 contre 8,4% en 2013).

Cette situation serait expliquée principalement par le ralentissement de l’activité dans les branches « Bâtiments et Travaux publics » et « industries manufacturières » affectée par les effets de la situation sociopolitique, notamment l’attentisme des investisseurs.

Le secteur des services, qui a connu une décélération de 1,8 point de croissance de sa valeur ajoutée (+5,1% en 2014 contre 7,4% en 2013), a été affectée par la non tenue de certaines manifestations internationales telle le Salon international de l’ artisanat des Ouagadougou (SIAO). L’épidémied’Ebola a entraîné une morosité de l’activité du tourisme et de l’hôtellerie.

S’agissant du niveau général des prix, le rapport indique que l’ inflation s’est établie en moyenne annuelle, en baisse de 3% en 2014 après +0,5% en 2013, expliquée par la détente des prix des produits alimentaires aussi bien au niveau national qu’ international.

Concernant les échanges extérieurs, les importations ont connu une baisse importante (-15,8%) tandis que les exportations ont quasiment stagné (+0,4%) en 2014.

Source: Agence de presse Xinhua

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