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Burkina Faso : 1,3 million de ménages agricoles dans une insécuritéalimentaire

Au Burkina Faso, des milliers d’hectares de terres cultivables ont expropriées par les « gros producteurs « , au grand dam des petits agriculteurs qui se retrouvent sans terre, mettant plus de 1,3 million de ménages agricoles dans une insécurité alimentaire, selon l’ONG Oxfam.

De nos jours, plus de 5,8 millions d’hectares de terres cultivables sont dans les mains des privés au Burkina Faso. « Cette situation remonte depuis la fin des années 90, en faveur des programmes d’ajustement structurels (PAS), quand les autorités ont fait comprendre que l’agriculture familiale ne pouvait pas nourrir tout le pays », a déclaré Mahamadou Zongo, professeur d’ anthropologie à l’université de Ouagadougou et spécialiste des questions foncières.

« La promotion de l’agrobusiness dévalorise l’agriculture familiale. Les politiques pensent que les petits agriculteurs ne font rien. Ce qui est fondamentalement faux », a ajouté l’ universitaire.

Les auteurs de ses achats massifs se recrutent parmi les fonctionnaires, les hommes politiques et les grands entrepreneurs. « Il s’agit des individus proches des grands décideurs du pays », a dit M. Zongo.

Les régions les plus touchées par l’accaparement des terres sont entre autres, le Centre Sud, le Centre-ouest, l’Ouest.

M. Zongo a par ailleurs expliqué que la technique utilisée par ces gros industriels consiste à « payer » des grandes parcelles à des prix dérisoires avec les paysans. « Ils promettent aux paysans des barrages, des maternités et d’autres avantages. Une fois le permis obtenu, les promesses ne sont pas tenues ».

Les paysans, une fois sans terres, migrent ou prêtent des parcelles avec ses paires. Ils deviennent alors vulnérables et certains deviennent des « ouvriers agricoles ».

Selon l’ONG Oxfam, une confédération internationale de 17 organisations travaillant en réseau dans plus de 90 pays dans la lutte contre la pauvreté, « l’accaparement des terres » au détriment des exploitants familiaux, plonge 45% des ménages agricoles burkinabès. Plus de 1,3 million de personnes demeurent en insécurité alimentaire et 400.000 enfants sont touchés par une malnutrition aigüe.

Comme solutions, le chercheur préconise l’audit des titres fonciers acquis, le financement public de l’agriculture et l’ implication des collectivités territoriales et locales dans la gestion des ressources foncières.

Pays sahélien, l’économie du Burkina Faso repose en grande partie sur l’agriculture qui occupe plus de 80% de la population.

Vivienne
French.china.org.cn

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