Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Burkina : combler le retard industriel

Au Burkina Faso, le secteur primaire est dominé par les productions vivrières et d’auto-subsistance et par le coton. Les principales activités du secteur secondaire sont la manufacture et la production minière. La manufacture s’est peu développée au cours des dernières décennies. Le nombre de grandes unités industrielles au Burkina Faso est très réduit et elles sont concentrées à Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Le secteur manufacturier n’occupe aujourd’hui qu’à peine 1% de la population active et se concentre principalement dans la transformation des produits alimentaires, destinés majoritairement au marché interne, la transformation métallique et la production de biens de consommation courante pour le marché local. Brakina (Les brasseries du Burkina) est un des principaux groupes industriels du pays et un des principaux employeurs du secteur formel, autant en termes d’emplois directs que d’emplois indirects. Le contrôle de Brakina a été cédé en 1992 au groupe familial Castel, une des principales entreprises françaises de production, négoce, embouteillage et distribution de vins, qui s’est diversifiée sur l’ensemble des produits de boisson. Le groupe Castel a consenti d’importants investissements dans la Brakina suite à son rachat, ce qui a permis son développement et son extension.
En dépit de l’importante production de coton dans le pays et dans la sous-région, l’industrie textile est très peu développée. La valeur ajoutée locale dans la filière coton est faible, et la transformation se limite principalement à l’égrenage et la production de fibre. A l’heure actuelle, il n’existe qu’une seule filature, la Filsah, dont les débouchés sont principalement dans la sous-région. Le secteur tertiaire est plus diversifié que le secteur industriel, mais reste fondamentalement centré sur le marché national. Les entreprises de services centrées sur l’exportation sont peu importantes. Les investisseurs étrangers sont plus impliqués dans le secteur financier, avec la présence de BNP-Paribas et de la Société Générale dans la banque et des groupes AGF (Allianz) et Colina (Côte d’Ivoire) dans les assurances. Des sociétés étrangères telles que Maersk Sealand et SDV Logistique (groupe Bolloré) sont également présentes au Burkina Faso. Un nombre relativement important d’investissements étrangers de petite taille contribuent également à dynamiser le secteur tertiaire, y compris dans la restauration, l’hôtellerie, la distribution et le commerce de détail. Les investisseurs d’origine française représentent une part importante de ce type d’investissements. Suite à la crise ivoirienne, un nombre significatif d’investisseurs d’origine libanaise établis dans le pays se sont aussi rendus au Burkina Faso pour y investir dans le commerce et les boulangeries. Le pays doit rattraper son retard en investissant dans la création d’unités industrielles viables pourvoyeuses d’emplois et de richesses.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles