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Burkina : Banques et impôts au cœur de la relance économique

Pour financer le programme national de développement économique et social (PNDES), le Burkina Faso compte énormément sur les ressources internes. Le budget de ce programme quinquennal (2016-2020) s’élève à 12 008 milliards de F CFA, ce qui représente un investissement de 2 401 milliards par an. 60 % à 70 % du volume de financement attendu devra être comblé par les investissements publics et privés burkinabè, le reste étant pourvu par les bailleurs et investisseurs étrangers. Pour ce faire, les banques sont des partenaires privilégiés.

Les discussions entre le gouvernement et les banques et institutions financières portent entre autres sur la mobilisation de l’épargne, le financement de l’économie à travers les Petites et moyennes entreprises (PME), l’agriculture, de l’habitat… l’examen des conditions des banques en vue de réduire le coût de l’intermédiation financière et d’accroître le taux de bancarisation,…

Au Burkina Faso, l’accès au crédit bancaire constitue un véritable goulot d’étranglement pour les entreprises. Seules 14% des PME y ont accès. De façon générale, le volume du crédit accordé au secteur privé état de 18% en 2010 au Burkina Faso contre une moyenne de 160% au niveau mondial et 62% en Afrique subsaharienne. Pour la relance de l’économie, il est nécessaire d’accroitre ce financement par des crédits à long et moyen terme.
Pour le taux de bancarisation du Burkina Faso de 7%, taux figurant parmi les plus bas du monde, les banques sont invitées à mieux communiquer sur les frais de tenue des comptes et à alléger ceux-ci pour attirer plus d’acteurs économiques.
L’Association professionnelle des banquiers et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) présidée par Cheikh Travaly, par ailleurs Directeur Général d’Ecobank-Burkina s’engage dores et déjà à accompagner le gouvernement à travers une meilleure mobilisation de l’épargne intérieure et l’amélioration des services financiers. Cette association qui compte 13 banques et 4 établissements financiers a octroyé 3273 milliards de FCFA de crédits en 2015 soit une hausse de 14% par rapport à l’année précédente. Les dépôts se chiffraient à 2708 milliards de FCFA à la même période en hausse de 12%. Les résultats nets provisoires, quant à eux, ont connu une hausse pour s’établir à 48,4 milliards de FCFA.
En cours d’élaboration, le PNDES entend mettre l’accent sur la bonne gouvernance, la valorisation du capital humain, la dynamisation des secteurs porteurs de croissance. Dans ce cadre, le Burkina Faso s’attend à une croissance de plus de 5% en 2016 ; soit une hausse de 1,2 point.
Pour y parvenir, au niveau interne, le gouvernement compte doper ses dépenses d’investissements structurants comme ceux réalisés pour Bagrépôle et pour les autres projets de pôles de croissance, pour le nouvel aéroport de Donsin, le réseau routier, etc. Les services des impôts seront également réorganisés pour un meilleur recouvrement des impôts auprès des 7000 entreprises environ que le Burkina Faso compte. Le ministère de l’économie et des finances travaille à rationaliser la dépense publique en ramenant la masse salariale de l’État à 35 % de ses ressources propres, au lieu de 45 % actuellement. Il compte aussi économiser près de 600 millions de F CFA sur les baux administratifs, qui coûtent environ 5,2 milliards par an à l’Etat.
Au plan externe, le Burkina Faso prévoit organiser une conférence des bailleurs de fonds pour leur présenter ses priorités et politiques de développement afin de recueillir leurs avis et adhésion.
L’un dans l’autre, la ministre de l’Économie et des Finances Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly annonce des recettes de plus de 21,5 % du PIB, contre 19 % en 2015.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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