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Blanchiment de capitaux et Financement du terrorisme : Le Burkina Faso adopte un plan d’actions d’atténuation des risques

Le Burkina Faso, comme tous les autres pays du monde, est exposé au phénomène de blanchiment de capitaux et de financement de terrorisme. Conscient du danger que représentante ces deux fléaux, le gouvernement burkinabè a réalisé sur la période 2009 à 2016, une étude dont l’objectif était de faire une évaluation détaillée, fiable et à jour des risques de blanchiment de capitaux et de financement de terrorisme. Aujourd’hui cette évaluation est à son terme. Les résultats sont disponibles et font l’objet d’un forum national ce jour 05 novembre 2019.

Organisé par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), ce forum a regroupé plusieurs acteurs nationaux dont les autorités administratives, les représentants des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que du secteur privé. Ils auront la charge d’examiner les résultats de l’évaluation et d’en proposer des solutions. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par M. Réné BAGORO, ministre de la justice, garde des sceaux, représentant S.E.M le premier ministre, chef du gouvernement Christophe Joseph Marie DABIRE, en présence de Mme Edith Clémence YAKA, ministre délégué chargé du Budget.

Selon M. Réné BAGORO, ministre de la justice, garde des sceaux, le constat général qui se dégage de l’Evaluation National des Risques (ENR), est que le risque de Blanchiment de Capitaux (BC) auquel le Burkina Faso est confronté est élevé et moyennement élevé en qui concerne le Financement du Terrorisme (FT). Il a, au cours de son allocution, alerté sur les dangers réels qui existent et invité l’ensemble des acteurs évoluant dans le domaine de la criminalité financières à être des patriotes en vue d’œuvrer à éradiquer ces maux hors du Burkina. Le ministre de la justice a, par ailleurs précisé, que le Gouvernement travaillera à mettre à la disposition des acteurs impliqués dans cette lutte, les moyens financiers et logistiques nécessaires à la réalisation des actions prioritaires définies.

A en croire Mme Edith Clémence YAKA, ministre délégué chargé du Budget, c’est en 2017-2018 que le Gouvernement a décidé de la réalisation de cette évaluation. Elle a précisé que dans ce combat, le ministère de l’économie, des finances et du développement agit en tandem avec deux autres ministères à savoir les ministères en charge de la justice et de la sécurité. Selon ses explications, l’évaluation a permis de mettre à nu un certain nombre de risques et il appartient aux acteurs au cours de ce forum de s’engager à mettre en œuvre le plan d’actions d’atténuation des risques identifiés afin de créer les conditions idoines d’une stabilité financière durable, d’un environnement socio-économique apaisé, propice à la mise en œuvre du Plan National de Développement économique et social.

DCPM-MINEFID

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