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BISSA GOLD : Les travailleurs de Exterhum Africa dénoncent une injustice

La Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB) a organisé une conférence de presse le mercredi 4 novembre 2015 à son siège à Ouagadougou. Il était question d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur la situation des travailleurs de Exterhum Africa à Bissa gold.

La situation est grave. C’est ainsi que résume Thomas Paulin Ouédraogo, secrétaire fédéral à la protection sociale et aux normes de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB) lors de la conférence de presse tenue le 4 novembre dernier sur la situation des travailleurs de Exterhum Africa à Bissa gold. En effet à la date du 4 novembre 2015, affirme-t-il, ce sont plus de 110 travailleurs dont des délégués qui sont victimes de licenciements. Et Arba Ouédraogo, secrétaire général adjoint du personnel d’expliquer que le 15 octobre 2015, ses camarades et lui s’étaient rendus à Kaya pour une conciliation sur leur plate-forme revendicative. Malheureusement, fait-il savoir, aucun point n’a été accordé par l’employeur représenté par Jean-Marie Bitibaly. C’est ainsi que, souligne Arba Ouédraogo, un procès-verbal de non conciliation a été dressé par le directeur régional pour le ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale afin que le dossier suive son cours pour être tranché par un conseil d’arbitrage qui sera saisi par le ministre. Mais selon les syndicalistes, leur surprise a été amère le 23 octobre puisqu’ils ont constaté, des arrêts de contrats de travail ; des licenciements sans préavis et des mises à pied provisoires pour certains délégués.

Arba Ouédraogo explique que c’est au cours de la négociation que lorsqu’ils ont voulu comprendre quelle était la nature du contrat qui lie Bissa gold et Exterhum Africa que Jean-Marie Bitibaly leur a présenté un agrément d’un bureau de placement et une entreprise de travail temporaire accordé à Exterhum Africa le 8 juillet 2013. Et pourtant, dit-il, depuis janvier 2012, les travailleurs signaient leurs contrats avec un cabinet virtuel pendant plus d’une année. En plus des licenciements, les syndicalistes relèvent l’aspect régionaliste, xénophobe de l’entreprise qui a rappelé tous les travailleurs de la communauté environnante pour se démarquer des autres travailleurs n’étant pas de la région. A noter que les délégués et autres syndicalistes, fils de la région, figurent dans le lot des licenciés. Les travailleurs disent ne pas comprendre que des personnes qui ont des ambitions d’être président du Faso adoptent des comportements divisionnistes ou encore ne respectent pas la législation en vigueur dans le pays. En parlant de ces personnes, ils ont cité Eddie Comboïgo, président du CDP, l’ex-parti majoritaire et dirigeant de la société Exterhum Africa puisque, selon les syndicats, celui-ci s’était rendu en 2011 sur le site minier pour rassurer les travailleurs de Bissa gold qu’ils n’ont rien à craindre et vont bénéficier des mêmes avantages lorsqu’ils étaient liés directement à la société minière. Les travailleurs déclarent ne pas comprendre également l’attitude de Tahirou Barry, responsable du personnel de cette société minière et qui a des ambitions présidentielles. Ils vont plus loin en confiant ne pas comprendre l’attitude des autorités face à cette situation qui laisse la part belle aux sociétés minières dont les responsables, disent-ils, leur aurait fait savoir que les lois du Burkina sont achetables. Ils déclarent que les mêmes autorités n’ont rien fait jusqu’à présent pour les travailleurs du privé. Les travailleurs de Exterhum Africa bénéficient du soutien de Industrial global union qui était représenté par Paule France Ndesso Mim.

Antoine BATTIONO
lepays.bf

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