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Barrer la route au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme

Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sapent les fondements du développement durable à travers l’érosion du capital social et humain. Ils affectent la stabilité sociale et politique et découragent les investisseurs. Au Burkina Faso, la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) va en croisade contre ces phénomènes.

Le blanchiment d’argent est le processus consistant à dissimuler la source de l’argent ou des biens tirés d’activités criminelles. Une grande variété d’activités illégales sont motivées par le profit, notamment le terrorisme, le trafic de stupéfiants, la contrebande, la fraude, l’extorsion de fonds et la corruption. Le blanchiment d’argent favorise la corruption et déstabilise l’économie des pays vulnérables. De plus, il compromet l’intégrité des institutions et des systèmes financiers légitimes et procure au crime organisé les fonds nécessaires pour entreprendre d’autres activités criminelles. C’est un problème mondial faisant appel à de nombreuses techniques spécialisées. Les progrès techniques réalisés dans le domaine du commerce électronique, la diversification mondiale des marchés financiers et les nouveaux produits financiers fournissent des occasions de plus de recycler les produits des activités criminelles et de dissimuler le parcours de l’argent provenant de ces activités.

Mode opératoire

Les techniques de blanchiment d’argent, qui varient considérablement et sont souvent très complexes, prennent souvent l’allure de placement, qui consiste à introduire les produits de la criminalité dans le système financier; de dispersion, qui consiste à convertir les produits de la criminalité en une autre forme et à créer un enchevêtrement d’opérations financières dans le but de brouiller la piste de vérification et de masquer l’origine et la propriété des fonds (p. ex., l’achat et la vente d’actions, de biens et de propriétés), l’intégration, qui consiste à réintroduire les bénéfices d’origine criminelle dans l’économie afin de donner aux fonds une apparence légitime.

Le phénomène est courant au Burkina Faso. Dans un contexte sous régional marqué par le terrorisme, il y’a donc lieu de prendre des mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. C’est dans cette logique que le Burkina Faso a crée la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) en 2008.Sa mission est de recueillir et de traiter les renseignements financiers sur les circuits de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme et de les communiquer aux autorités pour des poursuites pénales.

Pour réussir sa mission, la CENTIF s’est dotée d’une stratégie nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en 2012. Dans le cadre de ses missions la CENTIF a organisé plusieurs atéliers sur le blanchiment d’argent. Elle poursuit la croisade à travers des activités de sensibilisation. Le week-end dernier, elle était à Bobo-Dioulasso pour faire passer le message à travers concert, théâtre forum, conférence publique,.. Le Burkina Faso s’inscrit ainsi dans la dynamique du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (GIABA).

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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