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Banques: Un dirham des bénéfices sur quatre vient d’Afrique

Les filiales africaines pèsent de plus en plus lourd dans le portefeuille des banques marocaines. La faiblesse de régulation pourrait représenter une menace.

«En moins de 10 ans, la concurrence dans le secteur bancaire en Afrique subsaharienne a changé de visage. L’offensive est menée par des groupes panafricains parmi lesquels Attijariwafa bank, BMCE bank et BCP». C’est ainsi que le quotidien L’Economiste attaque son sujet principal de l’édition du lundi 9 février. Intitulé «Banques, le jackpot des filiales africaines», ce dossier de trois pages fait un tour d’horizon du positionnement des groupes bancaires marocains dans le continent, de leur mode d’implantation, de leur contribution financière et des risques encourus…

Le trio bancaire marocain composé d’Attijari, BMCE et BCP a été le plus dynamique ces dernières années. Celles-ci sont devenues les plus importantes en taille derrière la sud-africaine Standard Bank. Ces banques font partie des big 7 du continent, couvrant 35 pays, soit environ deux pays d’Afrique sur trois. Pour leur mode d’implantation, le quotidien explique: «L’ensemble des opérateurs privilégie l’acquisition de banques existantes: Bank of Africa (BOA) est aujourd’hui le pilier du développement de BMCE Bank sur le continent et Banque Atlantique devrait l’être pour le groupe BCP. Attijariwafa, de son côté, mixe le rachats de parts majoritaires et l’implantation à travers sa filiale CBAO».

Cette expansion dans le continent se reflète évidemment sur les performances des banques marocaines : près d’un dirhams sur quatre des bénéfices réalisés par ces trois banques est généré par les filiales africaines. Mais cela «pose néanmoins d’autres défis, notamment en matière de gestion de risque», écrit L’Economiste qui explique que des lacunes dans la supervision et la régulation bancaire sont constatés dans plusieurs pays. Bank Al-Maghrib, réputé parmi les régulateurs les plus sérieux, a d’ailleurs mené des missions de contrôle dans ces pays. Et pour renforcer le dispositif de surveillance, il impose aux banques marocaines un reporting trimestriel pour leurs filiales africaines. En plus de ce laxisme dans le contrôle, les banques marocaines s’exposent aussi au risque politique: les crises en Côte d’Ivoire et au Mali sont là pour le rappeler…

le360.ma

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