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Bananes : 10 milliards de chiffres d’affaires en 2015

La banane occupe de nos jours la troisième place dans la production des fruits après la mangue et les agrumes. En 2012, sa production a atteint plus de 50 571 tonnes pour une valeur financière de 6,2 milliards de F CFA. En 2015, la production était de 100 000 tonnes pour des dividendes estimées à plus de 10 milliards de FCFA.

La culture de la banane s’est particulièrement développée au cours des dix dernières années au Burkina Faso. Cette performance a été rendue possible grâce à l’adoption d’une politique de développement de la filière fruits et légumes à travers divers programmes de développement, dont le projet Dynamisation des filières agroalimentaires du Burkina (DYFAB). En dépit des quantités produites, le Burkina Faso continue d’importer des bananes du Ghana et de la Côte d’Ivoire pour combler le déficit sur le marché local. L’importation de bananes a connu une hausse vertigineuse de plus de 300% entre 2008 et 2013 ; passant respectivement de 1 146,1 tonnes à 5084,6 tonnes. Les revendeurs s’en tirent à bon compte car la tonne de banane oscille entre 125 000 et 150 000 FCFA. Dans le même temps, les producteurs doivent investir au bas mot 3 millions de FCFA pour emblaver un hectare.
La filière fait vivre des milliers de personnes. On dénombre ainsi plus de 2000 distributeurs, 700 producteurs plus de 50 structures regroupées au sein de l’Association professionnelle des mûrisseurs de banane (APROMUB). Installés principalement dans les deux plus grandes villes du pays (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) leur activité consiste à acheter la banane chez les producteurs, à la faire mûrir et à la revendre aux distributeurs qui, à leur tour, la proposent aux consommateurs. Les mûrisseurs s’approvisionnent le plus souvent dans les régions de la Boucle du Mouhoun (Dédougou, Fara), des Hauts-Bassins (Orodara, Banzon), et des Cascades (Banfora). Certaines mûrisseries vendent 20 à 30 tonnes par mois. Sur le plan de la commercialisation, les opportunités sont de plusieurs ordres : accroissement de la demande urbaine avec l’urbanisation et l’accroissement démographique de la population urbaine, promotion de la banane par les agrobusinessmen,… Même si le Burkina Faso n’est pas un producteur naturel de bananes, le produit s’exporte de plus en plus. Des pays voisins tels le Mali et le Niger s’approvisionnent actuellement en banane au Burkina.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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