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Balanitès : Rentable en tous points de vue

Appelé également « dattier du désert », le balanitès (tchègleka en mooré) pousse dans le désert. On en trouve dans tout le nord du Burkina Faso et la zone sahélienne. L’huile de balanitès est extraite à froid, c’est un produit cosmétique que l’on peut se passer à même la peau comme anti-ride ou bien éliminer les tâches. Elle entre dans la composition du savon et peut également être utilisée comme huile alimentaire.

Le balanitès est un arbre très épineux, à feuilles caduques allant jusqu’à 8 mètres de haut, à ramification importante et complexe. Le tronc est bien défini, droit ou légèrement tortueux, à écorce brun-grisâtre, crevassée longitudinalement. Les branches sont nombreuses, très ramifiées, avec des épines droites de 2-7 cm. Les branches secondaires jeunes sont vertes et portent aussi des épines. Le fruit est une drupe charnue de 1 à 2,5 cm de long, de forme ovale oblongue, de surface soyeuse-pubescente et de couleur verdâtre-blanchâtre, à l’intérieur de laquelle il n’y a qu’une seule graine. Le dattier du désert fleurit de mars à mai et fructifie de juillet à octobre. Le fruit et les feuilles entrent dans l’alimentation des populations locales. Le fruit, est généralement consommé frais par succion une fois débarrassé de son épicarpe. Son goût est sucré avec une pointe d’amertume. Dans certaines contrées, on fait également macérer le fruit pour produire une boisson et l’ amande contenue dans le noyau, est consommée après une longue cuisson. De l’huile alimentaire est également extraite des amandes. Les feuilles sont quant à elles séchées et réduites en poudre utilisables dans différentes sauces. Pour l’aspect médicinal, le liquide obtenu en pressant le fruit est utilisé traditionnellement pour stimuler la production de lait des mères allaitant, et les noix sont utilisés pour traiter des troubles digestifs. L’huile est également utilisée pour soigner des problèmes cutanés. Les tiges sont parfois utilisées comme brosses à dents. Au Burkina Faso, beaucoup de femmes concassent les noix de balanitès pour fabriquer de l’huile, du savon, de la confiture, du beurre,…

Balanitès2

L’arbre et ses fruits sont donc sources de revenus pour de nombreuses familles d’autant plus que certains organisateurs de cérémonies ont de plus en plus recours aux produits forestiers non ligneux (jus, mets locaux, vins,…). Au regard du potentiel, le pays s’est doté d’une agence de promotion des produits forestiers non ligneux (APFNL). En 2010, cette agence a élaboré un projet dénommé Projet d’Amélioration de la Gestion et de l’Exploitation Durable des Produits Forestiers Non Ligneux. L’objectif global de ce projet est d’améliorer la gestion et l’exploitation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) afin de contribuer à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à l’accroissement des revenus des ménages tout en préservant la biodiversité. Le projet s’est focalisé sur des produits prioritaires retenus pour des raisons de disponibilité du potentiel exploitable, de durabilité de l’exploitation et en conformité à la dynamique du marché. Il s’agit essentiellement des espèces pourvoyeuses suivantes : l’Adnsonia digitata (Baobab), le Balanites aegytieca (dattier du desert), le tamarindus indica ((tamarinier) le Parkia biglobosa (néré), le Saba senegalensis (liane), le Vitellaria paradoxa (karité).

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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