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Autonomisation Economique des femmes : 17 000 dossiers évalués à 14 milliards de FCFA

Le Fond d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF) a partagé à la presse nationale le bilan du Programme d’Autonomisation économique des Femmes le lundi 07 août 2017 à Ouagadougou. Il ressort plus de 17 000 dossiers reçus au FAARF au plan national pour une valeur de près de 14 milliards de F CFA depuis début juin date de lancement des dépôts.
 
Le Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF) vise la promotion de l’auto emploi et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes. En effet, le PAE/JF compte financer 30 000 micro-projets, la création et la consolidation de 90 000 emplois directs.
En termes de bilan, la Directrice générale du programme Margueritte TRAORE a confié que depuis le début de la réception le 7 juin 2017 jusqu’à la clôture, ce sont environ 17 000 dossiers qui ont été reçus au FAARF au plan national pour une valeur de près de 14 milliards de F CFA. L’enveloppe initiale est de 1 milliards 500 millions de F CFA. A l’entendre, le traitement desdits dossiers est à l’étape d’étude-sélection. Les dossiers traités concernent les groupements féminins, les associations professionnelles féminines, des promotrices individuelles et des groupes solidaires. Ce qu’on entend par groupe solidaire, a expliqué Mme Margueritte TRAORE, ce sont des gens qui se mettent à trois et mènent une activité sans un récépissé. «Tout ce qu’on a reçu comme dossier dans les différents sites, il y a eu une saisie sur les machines. Après cette étape, on s’est rendu compte que pour pouvoir bien analyser, il fallait codifier les dossiers afin d’éviter d’avoir plusieurs dossiers qui aient un même numéro de récépissé», a fait savoir Mme TRAORE.
Par ailleurs, la Directrice générale du FAARF a indiqué que les critères d’analyse des dossiers concernent la vérification de la cible (exclusivement les femmes) dont l’âge est compris entre 16 et 60 ans; le montant sollicité inférieur ou égal à un million (1 000 000) de F CFA; la garantie proposée comparée au montant sollicité; la durée de remboursement préconisé par le postulant; le secteur d’activité, ainsi que le nombre d’emplois directs et d’emplois indirects que l’activité va générer. «Il faut que ces financements puissent créer des emplois directs ou indirects au bénéfice de la population. Ce sont des critères qu’on va mettre en œuvre pour émettre un avis et soumettre à la décision du comité de prêt», a-t-elle dit.
De l’avis de la directrice générale du FAARF, la plus grande difficulté rencontrée dans le traitement des dossiers est liée à l’engouement que le programme a suscité auprès des femmes. «On ne pouvait pas imaginer qu’on allait atteindre autant de dossiers. Cela nous a obligé à nous réorganiser à tout moment, à nous adapter pour pouvoir prendre en charge les dossiers déjà à la réception et au niveau du traitement. J’ai parlé tantôt de codification, c’est au moment des saisies qu’on s’est rendu compte qu’il y avait des difficultés. On a marqué une pause pour mieux clarifier les dossiers et avoir un ordre indiscutable dans nos saisies avant de procéder à l’analyse véritable et soumettre à la sélection du comité de prêt».
Le Coût global du Programme d’Autonomisation Economique des Femmes est estimé à 16, 5 milliards de F CFA soit en moyenne 5,5 milliards de F CFA par an, financé par le budget de l’Etat sur une période de 3 ans. Pour ce programme, peuvent prétendre au fonds, les jeunes titulaires de diplômes post baccalauréat, les déscolarisés, les groupements, associations professionnelles de jeunes et des femmes.
 
 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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