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Attirer et retenir les investisseurs au Burkina

Confrontés au manque de capitaux et à la faiblesse de l’épargne intérieure, la plupart des pays en voie de développement ont recours à la fiscalité comme moyen d’incitation à l’investissement. Au lendemain de leurs indépendances, les pays africains ont adopté, la même démarche, consistant à élaborer des textes législatifs dans le but d’inciter les investisseurs, notamment étrangers, à venir investir massivement dans ces jeunes Etats. C’est ainsi que l’on a assisté un peu partout, à la naissance de Codes des Investissements qui rivalisaient entre eux, en termes d’avantage fiscaux à offrir aux investisseurs potentiels.

A L’instar de ces pays et depuis son accession à l’indépendance, le Burkina Faso a adopté des textes dans le cadre de sa politique de promotion des investissements. L’un des instruments privilégiés de cette politique est le code des investissements qui vise entre autres à créer des conditions attrayantes en vue de favoriser l’investissement productif, créer des emplois stables. Le Code des investissements actuellement en vigueur est celui adopté par la loi n°62-95/ADP du 14 décembre 1995 puis révisée en 2010 à travers la loi n°007- 2010/AN du 29 avril 2010. La révision de 2010 a modifié de façon sensible les régimes incitatifs tout en essayant de les simplifier. Désormais, en remplacement des six régimes antérieurs qui dépendaient tant du montant de l’investissement et des emplois créés que du secteur d’activité, le code des investissements révisé prévoit quatre régimes, dont trois uniquement fondés sur le niveau d’investissement et la création d’emplois, tous secteurs confondus, et un destiné aux entreprises d’exportation.
Régime A : Exige un investissement supérieur ou égal à 100 millions et inférieur à 500 millions. Création d’au moins 20 emplois permanents.
Régime B : Exige un investissement supérieur ou égal à 500 millions et inférieur à 2 milliards. Création d’au moins 30 emplois permanents.
Régime C : Exige un investissement supérieur ou égal à 2 milliards. Création d’au moins 40 emplois permanents.
Régime D : Exige un investissement supérieur ou égal à 1 milliard. 80% de la production doit être destinée à l’exportation. Création d’au moins 30 emplois permanents.
Les difficultés que les investisseurs soulèvent le plus souvent sont en général liées à l’enclavement du pays, au coût de l’énergie et aux insuffisances de certaines infrastructures de transport et de réseaux, la distance importante des côtes. Mais les mesures de libéralisation et de facilitation des affaires qui se sont accélérées au cours des dernières années ont rendu l’environnement légal et économique du pays beaucoup plus attractif. La création de l’ agence pour la promotion des investissements au Burkina Faso (API-BF) en 2013 constitue ainsi un tournant dans la volonté de faire du pays une destination privilégiée des investisseurs.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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