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Apurement de la dette intérieure : Ce que le gouvernement prévoit faire

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 29 juin 2016 au palais de Kosyam, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Le règlement de la dette intérieure, estimée à plus de 212 milliards de francs CFA, a dominé les échanges.

Le gouvernement burkinabè s’est engagé dans le règlement de la dette intérieure, condition sine qua none de relance de l’économie nationale, grippée par les récents soubresauts politiques. Le sujet a fait l’objet d’échanges constructifs au Conseil des ministres du mercredi 29 juin 2016, comme l’a confié le ministre de la Communication, chargé des relations avec le Parlement, Rémis Fulgance Dandjinou. Pour autant, le porte-parole du gouvernement a laissé le soin à sa collègue de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly, d’apporter des précisions. « L’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a remis son rapport sur la dette intérieure. Il en ressort que la dette intérieure globale recensée au 31 décembre 2015 s’élève à 212 438 807 081 de francs CFA. Une partie de cette dette concerne les ministères et institutions, pour un montant d’environ 75 milliards de francs CFA, et l’autre porte sur les créances au niveau des sociétés d’Etat de l’ordre de 137 milliards de francs CFA », a indiqué l’argentière du Burkina Faso. Mme Coulibaly a fait remarquer que la dette intérieure comporte des détails qu’il faille expliciter. « Il est important de noter que sur le stock global de la dette intérieure, une partie est régulière et porte sur la somme de plus de 158 milliards de francs CFA. C’est-à-dire que tous les dossiers ont suivi les procédures en vigueur. En faisant la différence, l’on se rend compte que plus de 54 milliards de francs CFA de la dette intérieure n’ont pas suivi les procédures normales de passation des marchés publics », a expliqué la ministre en charge des Finances. Comment la dette intérieure régulière sera-t-elle réglée ? Mme Coulibaly s’est voulue pragmatique dans sa réponse. « Dans la première loi de finances rectificative, le gouvernement avait déjà budgétisé une somme de 20 milliards de francs CFA cette année pour apurer une partie de la dette. Nous prévoyons introduire une seconde loi de finances rectificative, si nous pouvons dégager des ressources supplémentaires, pour arriver au moins à 25 ou 30 milliards d’apurement de la dette intérieure », a-t-elle indiqué.

Les créanciers à la caisse en août ?

Si des efforts sont faits pour mobiliser les finances, l’exécutif entend régler prioritairement la dette intérieure régulière au niveau des ministères et institutions. « Nous avons décidé de nous attaquer à la dette intérieure régulière, surtout au niveau des ministères et institutions. Nous nous sommes rendus compte, qu’il y avait 372 dossiers à traiter. Avec les 20 milliards de francs CFA déjà dégagés, 346 dossiers seront apurés totalement d’ici à la fin de l’année. Nous allons discuter d’un plan d’apurement de la dette avec les entreprises concernées », a rapporté la ministre des Finances. La philosophie qui sous-tend l’opération, a-t-elle relevé, c’est de toucher le plus grand nombre d’entreprises pour relancer l’économie. A quand le paiement des créanciers ? « Nous espérons positionner les ressources à partir de fin juillet ou au mois d’août, au niveau des ministères pour que les paiements se fassent de façon diligente. Si on devait centraliser l’opération au ministère des Finances, cela allait prendre du temps. Lorsque les fonds seront disponibles, les ministères auront deux semaines pour payer les créanciers », a mentionné le premier responsable du département des Finances.
Le Conseil des ministres s’est également penché sur d’autres questions financières, foi du porte-parole de l’exécutif. Il en veut pour preuve, l’autorisation de ratification d’accords de prêt avec la Banque islamique de développement (BID) pour plusieurs projets, dont le projet de développement agricole du Soum, le bitumage de la route Guiba-Garango, et le pôle de développement agricole de Pinsa-Liptougou.

Remis Dandjinou« Il y a eu également l’adoption d’un projet automatique d’évaluation des véhicules usagés importés au Burkina Faso, qui vise à une meilleure détermination automatique de la valeur de ces véhicules et la lutte contre la fraude dans le domaine du dédouanement », a ajouté Remis Fulgance Dandjinou. Le ministre en charge de la Communication a par ailleurs fait observer que le Conseil des ministres a désigné les régions appelées à abriter la commémoration de la fête nationale (11-Décembre), après 2017. Il s’agit du Centre-Sud en 2018, du Centre-Est en 2019, des Cascades en 2020 et du Plateau central en 2021.

Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr
sidwaya.bf

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