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Approvisionnement de Ouagadougou en eau potable : La station de traitement de Ziga II est fonctionnelle depuis hier

Au cours d’une visite de presse, le mercredi 15 mars 2017 à Ziga, des journalistes ont constaté le démarrage effectif de la station de traitement d’eau du projet Ziga II. Ainsi, ce sont 99 000 m3 supplémentaires du liquide précieux qui seront produits au quotidien pour mettre fin aux pénuries d’eau à Ouagadougou.
 
A compter du 1er avril 2017, l’eau coulera à flot et sans rupture dans les robinets de Ouagadougou, foi du directeur général de l’ONEA, Arbas Jules Ouédraogo. Cette certitude, il la détient du démarrage effectif de la station de traitement d’eau du projet Ziga II. Présents hier sur le site situé à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Ouagadougou, des journalistes ont constaté que la nationale de l’eau a relevé son pari en mettant en service la nouvelle station achevée à 90%, le 15 mars 2017 comme promis. Trois filières de traitement sur cinq sont en marche. Ce qui correspond selon le DG Ouédraogo, à une capacité de 99 000 m3 d’eau par jour. Celui-ci a indiqué au cours d’une conférence de presse tenue après la visite, que le déficit d’eau potable à Ouagadougou est d’environ 45 000 m3/ jour. « Avec la production additionnelle de Ziga II, les besoins des populations seront largement satisfaits à court terme en attendant juin 2017 quand cette capacité sera accrue à 180 000 m3/jour. Ce qui couvrira amplement les besoins de Ouagadougou jusqu’en 2030 », a-t-il expliqué. En attendant, il a souligné que deux étapes importantes restent à franchir pour l’accès du consommateur aux 99 000 m3 supplémentaires produits au quotidien. Ainsi, du 15 au 20 mars prochain, les techniciens procèderont au rinçage des nouvelles canalisations, au refoulement de l’eau potable dans toutes les conduites existantes du réseau vers Ouagadougou.
Signaler d’éventuelles fuites sur le 80 00 11 11
La période du 21 au 30 mars sera consacrée au remplissage et la stabilisation progressive des châteaux d’eau, la surveillance accrue du réseau, la détection des points non desservis de manière continue par la production et la résolution du problème. « Dès le 21 mars, l’eau potable sera à Ouagadougou. A partir de ce jour, certaines zones ne connaîtront plus de rupture. Mais comme le remplissage des châteaux et des 8 000 kilomètres de conduites d’eau de la ville se fera de façon progressive, nous fixons le 1er avril comme la date où une rupture n’est plus possible, sauf en cas de problèmes », a-t-il certifié.
Par ailleurs, il a relevé que le processus engendrera des hausses de pressions sur le réseau susceptibles d’engendrer des fuites. « J’invite donc les populations à signaler systématiquement des fuites d’eau ou des anomalies en appelant le 80 00 11 11. Elles doivent aussi surveiller les fuites internes sur les compteurs, au risque d’avoir des factures salées », a-t-il prévenu.
Est-ce sûr d’avoir des répondants sur le numéro vert ? A cette question, M. Ouédraogo a répondu que toutes les équipes ont été mises en alerte pour gérer les appels et les problèmes signalés. Des travaux d’enfouissement des tuyaux de conduite d’eau sont toujours en cours dans certains quartiers de la capitale notamment à Kossodo. Cela n’impactera-t-il pas négativement sur la desserte d’eau ? « Pas du tout, car nous avons des réseaux secondaires. Il ne reste qu’environ un kilomètre de tuyaux à enfouir vers Kossodo. Tous les autres sont déjà sous terre.
Il ne reste qu’à fermer les trous par endroits », a-t-il rassuré. Toutefois, il a signalé que la mise en service de la station de traitement n’est que la première étape du projet Ziga II qui se poursuivra jusqu’en fin 2018. A l’en croire, il est prévu des travaux de renforcement et d’extension des réseaux primaires, secondaires et tertiaires de la ville de Ouagadougou. « 700 kilomètres de conduites seront posées, 160 bornes- fontaines et 52 000 branchements réalisés », a-t-il divulgué. Après quoi, il a dévoilé que sa société s’attellera à résoudre les difficultés d’approvisionnement en eau potable des autres centres urbains dont 20 sont en déficit chronique.

Eliane SOME
sidwaya

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