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Applications satellitaires au service du devéloppement: Le Burkina veut engager à la reflexion

Applications satellitaires au service du devéloppement: Le Burkina veut engager à la reflexion

Le Burkina Faso veut engager le continent africain à l’utilisation des applications satellitaires dans une optique de développement. Dans ce sens, une conférence de presse a été organisée le 15 décembre 2015 dans les locaux de l’ambassade à Paris, pour annoncer la tenue d’un forum au Burkina Faso, en juin 2016..

Pour la circonstance, ce sont pas moins de trois ministres que le gouvernement de transition, impulsé par Michel Kafando, a dépêché dans la capitale française. Cet intérêt n’a pas manqué de susciter l’étonnement de certains participants à la conférence de presse, qui ont demandé à quoi rime un tel activisme, alors que le régime de la transition va expirer dans quelques jours. « Il s’agit d’engager la réflexion », souligne le Ministre Jean Noêl PODA de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, chef de la délégation gouvernementale. Et son homologue Amadou YARO de l’Economie numérique, de renchérir que « l’essentiel, est de tracer des sillons »

En réalité, l’histoire de l’intérêt du Burkina pour la question remonte à juin 2015, quand, de passage à Paris, Michel KAFANDO reçoit en audience un jeune ingénieur Burkinabè, Sékou OUEDRAOGO, qui lui présente un ouvrage qu’il a écrit et intitulé « L’agence spatiale africaine, vecteur de développement ». Convaincu par l’engagement de l’ingénieur, et s’appuyant sur l’expérience du défunt Centre régional de Télédétection de Ouagadougou CRTO, le Président de la Transition promet que le Burkina Faso prendra le leadership pour remettre la question des outils satellitaires à l’ordre du jour des enjeux de développement du continent.

A la conférence de presse de Paris qui y était consacrée, et qui a vu la participation de spécialistes du domaine, il a été relevé que malgré sa situation de précarité, le continent africain pouvait tirer meilleur parti des applications satellitaires. En tout cas, des compétences sont disponibles pour assurer l’accompagnement nécessaire. C’est ainsi que l’astronaute français Jean Loup CHRETIEN, dans un enregistrement vidéo, s’est engagé à participer à la réflexion de Ouagadougou. Ce général français à la retraite, on se rappelle, a été en 1982, le premier français et non-américain et non-russe, à effectuer une sortie extravéhiculaire dans l’espace.

Pour sa part, et exemple concret à l’appui, le colonel français à la retraite, Jean Luc LEFEBVRE, stratégiste de l’espace et qui a présenté une communication, a expliqué que l’humanité a eu pour berceau l’Afrique, et que c’est de là que les différentes conquêtes se sont effectuées : le feu, au commencement, puis la terre, l’eau, l’air, et maintenant, l’espace, dernier élément conquis par l’homme depuis Spoutnik en 1957. Il ne serait donc pas superflu que la technologie aujourd’hui maîtrisée puisse lui être dévolue, par redevabilité, afin de communiquer (télécommunications) d’écouter (sécurité) de voir (observation) de se situer (navigation et géolocalisation)…

Mais au-delà, que gagne le Burkina Faso, quand on sait que des expériences confirmées ont cours en Afrique du Sud, au Nigeria, au Kenya, en Algérie, au Gabon… Pour ce dernier pays, par exemple, on note qu’il possède un satellite d’observation du bassin du fleuve Congo.

De plus, des organisations à vocation régionale comme l’Organisation africaine de cartographie et de télédétection, le Régional Africain satellite communication Organisation (RASCOM) ou encore le Centre régional de télédétection des Etats d’Afrique du nord existent également.

Il ne s’agit pas de réinventer la roue, rassure le Ministre YARO, appuyé en cela par Frédéric NIKIEMA de la communication. Le forum de Ouagadougou, prévu en juin 2016, est un appel à la mutualisation des ressources dans le domaine.

R. A. BAMBARA, AmbabfParis
burkina24.com

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