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Apollinaire Compaoré : L’enfant de Koassa devenu milliardaire

Apollinaire Timpiga Compaoré, est un richissime homme d’affaire burkinabè qui s’est fait de l’argent dans le rachat et la création d’entreprises. Avec maintenant une dizaine d’entreprises à son arc, Apollinaire Compaoré est aujourd’hui un homme fier de son parcours qui n’a pas été du donné. Présent dans le domaine de l’assurance, les banques, l’hôtellerie, le transport, la téléphonie, c’est un homme accompli aujourd’hui qui nourrit désormais des ambitions sous régionales. Portrait d’un des plus grands modèles de réussite Burkinabè.
Une dizaine, c’est le nombre d’entreprises soient créées ou rachetées par l’illustre homme d’affaire Apollinaire Compaoré. Il s’agit notamment de Volta Moto en 1978, devenue Burkina Moto en 84, Burkina Transport en 1986, l’Union des Assurances du Burkina en 1990, Sodicom en 1996, Soburex en 1996, Sanam Koom International (SKI) en 1999, YIBI Hôtel en 2000, la Société Burkinabé d’Équipement en 2001. Il est aussi actionnaire de MTN Côte d’Ivoire. Le PCA de Telecel Faso et aussi actionnaire de MTN Côte d’Ivoire. Sa dernière acquisition est Atel Mali en 2012 sa deuxième société de téléphonie mobile. Et pour toutes ces entreprises, pas besoin d’être un devin pour savoir que ce sont des milliards de francs CFA injectés chaque année pour leurs fonctionnements. Toutes choses qui participent directement au développement socioéconomique du Burkina Faso et dont l’homme très humblement s’en réjoui. Il est donc évident que M. Compaoré est un homme incontournable sur la scène socioéconomique du Burkina Faso. Mais si l’homme a pu se tailler cette place, ceci n’a pas été sans embûches et c’est peut-être ce qui rend son parcours combien atypique et comparable à un scénario de film taillé sur mesure.

En effet, l’homme d’affaire originaire de Koassa, un des villages du Département de Kombissiri, située à environ 40 km de Ouagadougou était prédisposé à être paysan. Car, de parents paysans, il est initié aux travaux champêtres dès ses 5 ans. Quatrième d’une famille de 5 enfants (4 garçons et une fille), il se rappelle trottinant derrière ses deux grands frères, son père en tête de peloton, suivi par sa mère, rejoignant leur champ familial. « Je revois ce rituel comme si c’était hier, tant pour des travaux préparatifs avant les semences de mil, de sorgho, de maïs, que pour les périodes de récoltes marquées par le soulagement et la récompense de notre travail » confie-t-il sur son site web. Il vit ainsi sa petite enfance et sa préadolescence dans son village natal où ses premiers apprentissages étaient consacrés à l’agriculture et au gardiennage de bovins jusqu’à l’âge de 12 ans.

Autodidacte c’est à l’âge de 12 ans que le jeune Apollinaire, courageusement et après avoir minutieusement murit l’idée, entreprit de rejoindre la grande ville de Ouagadougou. Débute alors un parcours de combattant. A 15 ans, M. Apollinaire Compaoré est déjà un entrepreneur. Il s’implique dans la vente des billets de loterie pour un patron qui lui rétrocède 50% du bénéfice. Deux années plus tard, en 1970, Apollinaire se met à con compte. Il économise ses bénéfices pour se donner les moyens de financer de nouveaux investissements. Dès lors, Apollinaire, émule de La Fontaine, il se veut fourmille sauvegardant toujours le fuit de son labeur pour construire de nouvelles entreprises. Chose faite aujourd’hui.

Grand entrepreneur ayant fait ses preuves, il est pressenti aujourd’hui comme le candidat idéal à la tête de la Chambre du commerce et de l’Industrie du Burkina, organe stratégique de l’économie nationale dont le comité d’administration a été dissout il y a de cela quelques mois.

Empreint de sagesse et de bonté, les conseils et les messages de Sieur Apollinaire Compaoré sont poignants « Nous avons tous un peu de Amadou Hampaté Ba en nous (la bienveillance et la sagesse), un peu de Mandela (courage et la réconciliation) et peu de Steve Jobs, entrepreneur, inventeur et visionnaire… souvent ce qui fait la différence entre nous, c’est la croyance qu’on accorde à nos projets, la persévérance qu’on y met, et le travail qu’on y consacre. » Qu’à cela ne tienne et comme le dirait quelqu’un que les aveugles voient et que les sourds entendent et surtout comprennent, ce message plein de sagesse!

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/Groupe Ecodafrik

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