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André Ouédraogo : Administrateur Général de « Dima Hôtel » à Koudougou

Le Dima Hôtel est une résidence hôtelière située à l’entrée de la ville de Koudougou à quelques kilomètres après le poste de péage. Cet espace a été édifié contre vents et marées par de main de maître d’un homme qui y a mis toute sa passion mais surtout son charisme, son ambition, toute sa vie. M. André Ouédraogo, car c’est de lui qu’il s’agit, ancien Directeur de l’ex BIB racheté par UBA, aurait consacré 20 ans à la banque d’où il quittera plus tard pour se lancer pas sans grande difficulté dans l’hôtellerie. Père de trois enfants, ce septuagénaire nous a reçus dans son bureau situé dans la salle de réception de son spacieux hôtel.

Ecodufaso.com : Présentez-nous l’Hôtel Dima s’il vous plait.
André Ouédraogo : L’Hôtel Dima c’est tout comme les autres hôtels que vous connaissez sur la place. Particulièrement à Koudougou il y a beaucoup d’hôtels. L’hôtel est ouvert depuis Mai 2011. Nous suivons toujours la dynamique des autres hôtels à savoir recevoir la clientèle qui viennent pour les conférences, les ateliers et ceux qui viennent aussi pour les missions en ce qui concerne l’hébergement. Il y a tout ce que l’on peut avoir dans l’évolution d’un hôtel. Nous sommes ce qu’on appelle un hôtel-Bar-Restaurant. Nous proposons alors la restauration. Ici vous pouvez aussi trouver de quoi manger et boire. Il y a aussi de quoi se divertir avec la piscine. L’on compte organiser un certain nombre d’activités par ce que nous sommes toujours à la recherche de création d’autres activités de divertissement à même de fidéliser les clients voir un espace où l’on peut écouter la musique traditionnelle en bavardant.

Quelle est la singularité de l’hôtel ?
Nous avons essayé de particulariser l’hôtel Dima. D’abord en termes de superficie nous sommes sur un hectare et demi. Ce que les autres hôtels ne présentent pas en termes de superficie. Deuxièmement nous ne sommes pas situés en bordures d’une grande voie où vous aviez tout le bruit qu’il y a. Troisièmement, nous avons reboisé l’hôtel Dima où il y a la verdure durant toutes les saisons de l’année. Nous permettons aux clients de voir la faune que l’on ne trouve pas dans les autres hôtels. Nous avons pour cela des animaux sauvages. Il y a par exemple des gens qui ont 40, 50 ans et qui n’ont pas encore vu d’autruche, nous en avons qui ont commencé de surcroit à pondre, l’œuf de est rare vous le savez. Nous avons bâti l’hôtel Dima avec des matériaux locaux, à l’exemple des cases rondes avec tout le confort qui sied que vous ne trouverez pas partout. Chaque case a sa particularité. Nous avons voulu de l’hôtel semblable à la cours d’un chef traditionnel moaga avec un labyrinthe qui fait que vous ne savez pas par où vous êtes rentré et par ou vous allez ressortir. Nous voulions que l’hôtel soit comme au village avec les pintades qui chantent, les biches qui vous côtoient, les canards et les oies qui chantent. C’est comme un retour chez vous au village. Par ce que nous voulions valoriser la culture et les richesses africaines dans cet hôtel. Que ce soit en termes de restauration, les lit, les tables, les assiettes en terres cuites, etc.

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Au vue de la croissance du secteur hôtelier à Koudougou comment appréciez-vous de la concurrence à Koudougou ?
Koudougou étant la ville où il y a beaucoup plus d’infrastructure proche de Ouagadougou, tous les services veulent venir faire des séminaires à Koudougou. Conséquences aujourd’hui, le secteur n’est pas réglementé à Koudougou. Il y a des personnes qui transforment leur villa de résidence en hôtels. Le salon en salle de conférence avec trois ou 4 quatre chambres, le garage pour les pauses café. Ils ne paient pas d’impôts ni de TVA. Il y a une concurrence qui ne dit pas nom et que nous ne pouvons rien. Elle était annoncée. Elle est là. Et si cela continue comme ça va être très difficile pour le secteur de l’hôtellerie à Koudougou.

La crise de 2015 a eu un impact sur l’économie au Burkina Faso, comment votre secteur a vécu cela à Koudougou ?
S’il y a un secteur qui a été touché dans tous ces sens c’est celui de l’hôtellerie. La crise de 2014 nous a beaucoup secoués. Le coup d’Etat est venu nous mettre à genou. Les évènements du 15 janvier est venu nous mettre à terre. Nous pouvions faire une à deux semaines sans recevoir de séminaire ni de client. Et surtout les touristes ne viennent même plus dans les hôtels. Ils ne veulent même plus y dormir. Nous avons constaté que même des services comme par exemple les Nations Unies, l’UEMOA, les Ambassades ne sortent plus. Et même lorsque certains sont là, ils ne veulent plus les hôtels étoilés. Ils préfèrent les hôtels plus petits. L’hôtellerie a besoin de stabilité et de sécurité.

Quelles perspectives à court termes pour l’hôtel ?
Avant la crise la demande dépassait l’offre. Et nous avions un bâtiment qui devait être terminé avant le premier trimestre de 2016. Mais même en juin cela n’est pas évident. On souhaite créer d’autres part de marché preuve de ces extensions afin de mettre le client à l’aise. Mais à l’heure actuelle c’est dure. A Dima au vue du phénomène d’insécurité, nous avons fait appel aux forces de sécurité pour assurer la quiétude de nos clients, et de tous ceux qui viennent à l’hôtel. Il y a beaucoup de changement par exemple au niveau du personnel. Et ce, pour la satisfaction du client. Nous allons continuer dans cette dynamique. Nous souhaitons aussi que nos clients puissent nous apporter des critiques objectifs pour que nous puissions les satisfaire d’avantages. Nous resterons à leur côté pour cela, afin de veiller à leur petits soins.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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